« Ces dispositifs permettent de scanner automatiquement les plaques d’immatriculation durant les patrouilles et de générer des alertes immédiates lorsqu’un véhicule est signalé, non assuré, non en ordre de contrôle technique, volé ou concerné par un signalement judiciaire », indique le conseiller communal Benjamin Buyle, qui verrait bien un déploiement de ce type d’équipements à Charleroi pour lutter contre la délinquance.
Problème : selon le bourgmestre Thomas Dermine, cela coûte près de 30.000€ par véhicule à équiper (acquisition, installation, licence informatique et maintenance). « Cet outil peut présenter un intérêt mais pour autant il ne répond pas à nos priorités actuelles. » L’installation de caméras fixes, pour sécuriser l’espace public, est prioritaire. Ce réseau de caméras, disposant aussi de points ANPR à des points stratégique, permet déjà aux autorités policières et judiciaires d’identifier ou de retracer le passage de véhicules dans le cadre d’enquêtes.
Selon Thomas Dermine, un équipement mobile n’est à ce stade pas programmé dans la feuille de route, ni stratégique ni budgétaire d’ailleurs (on sait la Ville en difficultés financières), de la police locale de Charleroi. De plus, selon le bourgmestre, le cadre d’utilisation de caméras ANPR mobiles n’est pas clairement défini avec le procureur du Roi et la police fédérale à ce stade.