Personne ne conteste aux ministres le droit de prendre des vacances. Mais le problème n’est pas celui-là. Il est celui du signal envoyé et, surtout, du travail en coulisses qui devrait précéder les arbitrages de septembre. Or tout indique que les positions des partis restent largement figées et que les cabinets sont largement en mode « off », de peur d’avancer leurs pions trop vite en vue des négociations sensibles de septembre.

La Côte belge, condamnée au béton?

Cette impression de « statu quo » dans ces travaux préparatoires est d’autant plus étrange que l’été 2026 n’a rien d’un été ordinaire. Les épisodes de chaleur extrême ont brutalement rappelé la vulnérabilité du pays face au dérèglement climatique, tandis que leurs conséquences économiques et budgétaires commencent à se mesurer. Agriculture, infrastructures, santé, consommation d’énergie, productivité : la facture s’alourdit.

Dans ce contexte, il serait raisonnable d’attendre des cinq partis de l’Arizona qu’ils remettent rapidement l’ouvrage sur le métier, pour préparer sérieusement les choix à venir : chiffrer des mesures, tester des compromis, travailler les scénarios, rapprocher les lignes rouges. Le sujet n’est pas de reprocher à des responsables publics de partir quelques jours en vacances. Le sujet est de savoir si, derrière les portes presque closes des cabinets et des partis, la Belgique prépare le bouclage du budget pluriannuel le plus compliqué de ces 40 dernières. Ce n’est pas le cas. La politique peut attendre un mois mais la réalité, elle, ne prend pas de vacances. Et les marchés, eux, ne connaissent ni trêve estivale ni calendrier politique.

Sauver le climat sans punir les citoyens ?