« Je perds de l’argent lors de chaque annulation »
Par G.T
Vincent Demoulin. – D.R
La décision d’annuler le feu d’artifice n’a pas été simple à prendre. Pour Vincent Demoulin, l’artificier qui était en charge de l’organisation, cette annulation n’est pas sans conséquence. « C’est une année très difficile pour nous. 50 spectacles ont déjà été annulés à cause des conditions météorologiques, c’est un triste record », souligne-t-il.
Financièrement, le Namurois accuse le coup. « Les villes prennent leurs précautions désormais. Dans leurs conditions générales de vente, elles stipulent qu’en cas de pandémie ou de sécheresse, le contrat n’est plus valable. Dès lors, cette annulation leur coûte zéro euro et moi je perds de l’argent. Cela prend des mois pour préparer un tel spectacle. J’ai dû payer des hommes pour le concevoir et s’occuper de la sécurité notamment. C’est de l’argent que je ne récupérerai pas », déplore-t-il.
« Je comprends la Ville de Huy »
Selon Vincent Demoulin, les risques étaient quand même relativement faibles à Huy. « En le tirant depuis le pont de l’Europe, au-dessus de la Meuse, j’estime que c’était réalisable. Néanmoins, je comprends la décision de la Ville qui s’aligne sur les autres communes. Je suis d’ailleurs ravi d’avoir été convié à la réunion de sécurité. J’ai pu donner mon point de vue et j’ai écouté les arguments des secours. Ils sont en sous-effectif pour le moment, je me mets aussi à leur place. Ce que je regrette toutefois, c’est que Bruxelles et Tomorrowland ont eu une dérogation, c’est deux poids deux mesures. »
Les instances locales ont malgré tout manifesté l’envie de reporter ce feu d’artifice plus tard dans l’année. « Nous entretenons de bonnes relations avec la Ville. On va laisser passer les fêtes puis on verra ce qui est envisageable. »