Deux lacs de la République démocratique du Congo libèrent du carbone qui était emprisonné depuis des milliers d’années dans les tourbières environnantes, ce qui pourrait constituer une menace pour la stabilité climatique.

Les tourbières couvrent à peine plus de 3 % de la surface terrestre mais elles renferment 600 milliards de tonnes de carbone, bien plus que l’ensemble des forêts du monde. Ces zones, qui jouent donc un rôle essentiel dans le cycle du carbone et la régulation du climat, suscitent un intérêt croissant chez les scientifiques. Dans une étude publiée cette semaine dans la revue Nature Geoscience, des chercheurs se sont intéressés aux zones humides du bassin du Congo qui ont accumulé au fil des millénaires d’énormes quantités de carbone. Et « à leur grande surprise », ils se sont rendu compte que ce carbone ancien, qu’ils pensaient enfoui de façon stable, était au contraire peu à peu relâché dans l’atmosphère.

Leurs travaux portent plus précisément sur deux lacs situés au cœur d’une région jusque-là peu étudiée appelée Cuvette centrale, en République démocratique du Congo. Cette immense zone de marécages et de tourbières épaisses par endroits de plus de cinq mètres ne couvre que 0,3 % de…

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Le Figaro

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