Pour ceux qui ne connaissent pas, « Balavoine : ma bataille », c‘est quel genre de spectacle ?
Roland Karl : L’idée est de montrer le concert que Daniel Balavoine préparait pour fin 1986 au Palais des Sports et qu’il n’a jamais pu faire puisqu’il nous a quittés. Il avait revisité ses plus grands tubes avec des versions inédites, entre pop variée et rock progressif à la manière de Supertramp pour leur donner une âme différente sur scène.
Combien êtes-vous sur scène ?
Sept chanteuses et chanteurs sur scène, accompagnés par huit musiciens comme Sébastien Chouard (guitariste de Cali et Obispo), fils d’Yves Chouard, guitariste qui a accompagné Balavoine de 1979 à 1984. Nous avons aussi quatre musiciens historiques avec lesquels Balavoine a travaillé : Christian Padovan, Alain Pewzner, Patrick Bourgoin, Patrice Schreider. Ce concert n’est pas un tribute mais un hommage où nous réinterprétons une vingtaine de ses plus grands titres.
C‘est votre première aux Filets Bleus, en Bretagne ?
Oui, et j’en suis ravi ! Enfant, je venais à Concarneau avec mon père qui était poissonnier et adorait la côte, mais je n‘y suis pas revenu depuis mes 10 ans. Quant au public breton, il est réputé pour son immense chaleur. On nous réclamait beaucoup cette date en Bretagne. Jouer en plein air et à quelques mètres de la mer, ça va être exceptionnel. On a hâte de venir à Concarneau. On n’avait pas tourné en Bretagne jusqu’à présent.
Qu‘est-ce que cela fait d’interpréter le répertoire de Daniel Balavoine sur scène ?
C‘est un immense défi vocal et émotionnel. Des chansons comme « S.O.S. d’un terrien en détresse », « Le Chanteur », « Lucie », « L’Aziza » ou « Mon fils ma bataille » (titre préféré des Français) demandent une rigueur technique absolue car nous reprenons exactement la partition créée par Daniel Balavoine. On se répartit ses titres entre filles et garçons pour transmettre une émotion et faire chanter le public avec nous.
De la « Nouvelle Star » en 2005 aux comédies musicales, que vous ont apportées ces expériences ?
Elles m‘ont appris l’exigence, la discipline vocale et le sens du spectacle. Avoir été choriste pour de grands noms comme Serge Lama m’a aussi montré l’importance de la sincérité sur scène.
Et après ce festival ?
Nous reprendrons la tournée des salles le 3 novembre 2026. Une partie des bénéfices sera reversée à l’association Cap Solidaire International. La troupe sera à Brest en novembre.
Pratique
Samedi 15 août 2026, à 20 h 15, scène Armor. Gratuit.