Look de crooner, écrans aux images colorées et pop qui défilent, musiciens en smoking rétro et choristes en tenues pailletées, l’univers joyeux et décalé de Mika séduit le public marseillais

Photo PHILIPPE LAURENSON

Le public attend Mika devant une toile géante dressée devant la scène, pop et surréaliste, où est inscrit « Hyperlove », titre du dernier album de l’artiste sorti en janvier. Mika arrive sur scène en marchant à l’intérieur d’une roue. Clin d’œil aux Temps Modernes de Chaplin (Mika porte d’ailleurs un smoking noir sur une chemise blanche), le concert démarre dans des rouages de machines avec Modern Times, dans une scénographie et un décor très industriels.

« Ça fait du bien de revenir au Sud ! », lance Mika, heureux de retrouver la chaleur et l’énergie qui va avec. C’est parti pour un show où justement l’énergie est le maître mot. Le déhanché et les sauts de la star du jury de The Voice font effet. Surtout quand retentit son premier tube Relax, take it easy. « Au début d’un concert je cherche où sont les vrais fous et les vraies folles ! », lance le chanteur pour électriser encore plus le public qui reprend en chœur le refrain. « C’est quoi l’amour ? », demande Mika avant de chanter Hyperlove avec un nouveau smoking noir.

"Ça fait du bien de revenir au Sud !", lance Mika, heureux de retrouver la chaleur et l’énergie qui va avec.« Ça fait du bien de revenir au Sud ! », lance Mika, heureux de retrouver la chaleur et l’énergie qui va avec. PHILIPPE LAURENSON »Vous êtes un public unique en Europe ! »

Look de crooner, écrans aux images colorées et pop qui défilent, musiciens en smoking rétro et choristes en tenues pailletées, l’univers joyeux et décalé de Mika séduit le public marseillais. On notera Spinning out chanté en tournant dans la roue du mécanisme d’horloge, décor mobile de ce show où Mika questionne l’existence, le temps et l’amour.

Le déhanché et les sauts de la star du jury de The Voice font effet.Le déhanché et les sauts de la star du jury de The Voice font effet. PHILIPPE LAURENSON

Jane Birkin et les tubes s’enchaînent. « Ici, il faut rien expliquer, vous avez déjà tout compris », déclarera Mika au public qui chante tout seul. « Quand je vous entends j’ai le cœur qui s’emballe ! »

Mika revient tout de rose vêtu faire l’éloge de la couleur avec un conte, celui de la Lollipop girl, qui lui vaudra quelques éclats de rires : « Raconter une histoire dans le reste de la France et de l’Europe, c’est vraiment pas la même chose que raconter une histoire à Marseille ! »

Et de jouer avec le très beau décor et le public sur des tubes encore : Big girl (sur lequel Mika s’offre un remarquable bain de foule de la fosse jusqu’au dernier gradin du Dôme), Grace Kelly (avec mégaphone géant et confettis) et le fameux Happy Ending au piano. Avec une belle déclaration : « Marseille, cela fait deux ans depuis notre dernier concert. Cette ville, cette région que je connais si bien depuis mon enfance… merci Marseille ! Vous êtes un public unique en Europe ! »

Sans oublier un rappel en apothéose (et en paillettes) avec Elle me dit et Love today. De l’amour, de la danse et de la fantaisie, il y en avait à revendre ce jeudi soir sous la coupole de Saint-Just.