Ce scénario s’est répété pour le puncheur-grimpeur belge, devancé d’un rien au sommet par l’autre favori, l’Uruguayen Guillermo Thomas Silva. Il avait pourtant pris ses responsabilités en étant le premier des favoris à attaquer, après une première accélération de Thomas Gachignard, contrôlée par un excellent Sébastien Grignard.
« Il était surpris de voir autant de monde encore dans le premier groupe, si proche de l’arrivée, et il a voulu faire la différence, témoigne son directeur sportif Adrien Petit. Silva a pris son sillage et l’a passé ensuite, mais Lennert a fini fort et est revenu très près de la victoire. Mais il n’a pas fait d’erreur. C’est dommage qu’il n’y avait pas cinquante mètres de plus… »
guillement
J’espérais me retrouver seul après mon accélération. Mais Silva a su me suivre. Il était vraiment costaud.
Longtemps couché dans les herbages aux minis fleurs, près d’un ravin qui surplombait la vallée, Lennert Van Eetvelt a mis du temps à reprendre son souffle. « Je suis déçu de ne pas gagner, de passer si près de la victoire que j’attends depuis si longtemps, nous raconte le coureur de Lotto-Intermarché. Mais c’est bien la preuve qu’il n’y a plus de petites courses. Que chaque victoire est difficile à aller chercher. Ma montée se déroulait bien. Mais si je voulais jouer le classement général, je ne devais pas attendre trop longtemps pour creuser des écarts. J’espérais me retrouver seul après mon accélération. Mais Silva a su me suivre. Il était vraiment costaud. Et quand il m’a passé, j’ai dû me remettre assis sur le vélo. Mais, à la fin, je suis revenu très près de lui. C’est dommage, mais il reste une belle opportunité ce dimanche. »
Pour la dernière étape. Corsée à nouveau.