
Publié le 16 août à 06h00
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Non loin de la frontière belge se tient Breda, aux Pays-Bas, à seulement 56 kilomètres d’Anvers et 104 de Bruxelles. Une ville avec plusieurs visages, un côté très religieux et une gastronomie débordante. Visite avec Emmanuel Dupond.
Tout au long de l’été, on vous fait découvrir des lieux proches de la frontière belge. Cette fois-ci, notre regard se pose sur la ville néerlandaise de Breda, aux Pays-Bas. C’est un lieu où la tradition se marie à la modernité. Au cœur de la cité, on retrouve un endroit où l’on peut à peine chuchoter, où les touristes déambulent en silence. Il s’agit du Béguinage de la ville, un lieu où les religieuses ont vécu pendant plus de 700 ans. Pour réhabiliter le site composé de 29 maisons et perpétuer l’héritage des Béguines, Breda a décidé de réserver ces habitations uniquement aux femmes. « On peut avoir un petit ami, mais il n’a pas le droit de venir vivre ici », explique Joost Hofkens guide touristique.
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Le patrimoine religieux de Breda est important. L’Église Notre-Dame est plus communément appelée la grande église depuis qu’elle est devenue protestante au 17e siècle. Toutes les icônes au catholicisme ont été détruites, comme le visage de la Vierge sur une statue. Lors de travaux de rénovation dans les murs de l’église, une momie de chat a été découverte. « On croyait que maçonner un chat ou un animal entre les murs, ça éviterait les menaces et ça chasserait le diable. On le faisait non seulement ici, mais aussi dans d’autres églises. C’est vraiment une superstition », souligne le guide touristique.
Le pain saucisse en spécialité
Les murs ont une importance particulière dans la ville néerlandaise. On retrouve « la galerie des murs aveugles », elle est située en plein air et se compose de 150 graffitis sur des murs, et chaque peinture murale s’inspire d’une histoire locale. « Ce sont des murs où il n’y a pas de porte, où il n’y a pas de fenêtre. Il n’y a pas seulement des briques ou du béton, donc le mur aveugle », détaille Joost Hofkens.
Autre particularité de la ville, sa gastronomie. La spécialité locale, c’est le pain saucisse, mais pas comme chez nous. Ici, la viande est directement enrobée dans le pain, et dans son entièreté. « Au tout début, on le mangeait seulement à la période de Noël ou quand quelqu’un mourait à son enterrement avec une tasse de café. Mais maintenant, on en mange tous les jours, tout le temps », avoue Pascale Spijkers, boulangère. Autre restaurant qui attire la clientèle, le Street Food Club. Ce dernier se situe dans l’ancien théâtre et cinéma déco de la ville, ce qui offre un cadre particulier.
