
Maxime, de Braine-l’Alleud, avec Chloé, leur fille Louise et leur ami Benjamin ©Bernard Demoulin
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« Regardez comme c’est paisible », reprend An, de Wevelgem, venue marcher le long du fleuve. « Ostende, c’est trop druk. Et moins sûr. » Même si elle reconnaît : « parfois, ici, c’est un peu trop calme. À Nieuwpoort-Bad, le soir, il n’y a pas grand-chose. »

An, de Wevelgem ©Bernard Demoulin
Un calme qui séduit cependant Manon, de Habay (près d’Arlon), venue passer le séjour chez son ami Maxime. « Il y a moins de monde que dans les autres stations. Pour se promener, c’est super agréable. »

Maxime (droite), avec Manon et Etienne ©Bernard DemoulinFourmilière de la côte belge, Blankenberge séduit encore le Hainaut et Liège par sa convivialité : « Il y a toujours quelque chose à faire ici »Un « nouveau Knokke »
Depuis des années, Nieuport est présentée comme « le nouveau Knokke ». « Certains locaux craignent une knokkisation », constate Maxime. « Pour les magasins, c’est vrai que ça devient très agréable. Il y a de belles marques. Mais il faut dire que j’aime aussi beaucoup Knokke », se ravit Danièle, de Genval, qui vient environ deux fois par an.

Danièle (droite), de Genval, est venue en famille à Nieuport ©Bernard Demoulin
« Si on voit les magasins, ça devient un nouveau Knokke; oui », abonde Gérard, de Malines. « Il y a un côté plus chic qu’à Coxyde, voire hautain », pointe de son côté Marie-Laurence, des environs de Mons. « C’est plus classe ici et plus propre. Les bâtiments sont aussi bien restaurés. Quand on regarde depuis la mer, c’est plus beau qu’à Coxyde. »

Marie-Laurence et Michel, de la région de Mons ©Bernard Demoulin
Au niveau de l’immobilier, cette « knokkisation » se matérialise par des prix au mètre carré qui dépassent toujours plus l’entendement. Sur la digue, il est devenu courant qu’un trois-chambres dépasse le million.
« Il est vrai que les prix ont sensiblement progressé ces dernières années, reflet de l’attractivité croissante de la ville », nous racontait récemment Hylke Castelain, de l’agence Immo Eecke, tout en nuançant l’analogie knokkoise. « La ‘knokkisation’, que signifie réellement ce terme ? S’agit-il du public, du prix ? Nieuport possède avant tout une identité qui lui est propre. Son port de plaisance, par exemple, lui confère un charme et une dynamique uniques, que l’on ne retrouve pas à Knokke. La ville attire ainsi un public différent, séduit par son caractère à taille humaine et son ambiance conviviale. D’ailleurs, certains acquéreurs qui se tournaient traditionnellement vers Knokke choisissent aujourd’hui Nieuport, appréciant son atmosphère plus paisible. »
« On ne veut pas devenir le nouveau Knokke » : le cri d’alerte de Nieuport face à la « knokkisation » de son littoral« Nieuport devient de plus en plus francophone »
Sur la digue, le français se fait bien plus rare qu’à Coxyde ou Ostende. « C’est très flamand ici. Avec une image parfois presque flamingante de Nieuport », pointe une Française. « Dans un commerce, on nous a fait comprendre que c’était uniquement le flamand qui était accepté », pointe Danièle. « À Knokke, par exemple, ce n’est jamais le cas. »
Pour Maxime, de Braine-l’Alleud, la tendance s’inverse au contraire. « Nieuport devient de plus en plus francophone. Il y a dix ans, par exemple, c’était différent et on le ressentait quand on ne parlait pas néerlandais. Mais les choses changent. »
Enfin, un aspect de Nieuport nous revient : les problèmes de stationnement. « Heureusement, on a un parking. Parce que sinon, pour se garer, c’est un calvaire », pointe Maxime de Habay.
« Paradis des francophones » à la Belgische Kust, La Panne attire encore les Wallons : « on est bien accueilli ici »Pourquoi là et nulle part ailleurs ?
Cet été, La DH fait le tour des stations balnéaires belges. Avec une question : pourquoi cette station balnéaire et pas une autre ?
Premier épisode : Blankenberge
Deuxième épisode : Le Coq
Troisième épisode : Ostende
Quatrième épisode : Knokke
Cinquième épisode : La Panne
Sixième épisode : Nieuport