L’impact croissant de la criminalité organisée

Par C.L.

Pauline Remience.Pauline Remience. – D.R.

L’augmentation du nombre de dossiers de personnes menacées ne peut pas être attribuée à une seule cause. Le NCCN pointe plusieurs phénomènes qui permettent de mieux comprendre cette évolution. « Il n’y a pas une seule raison. C’est vraiment une combinaison de plusieurs choses », explique Pauline Remience.

Les processus mis en place au fil des dossiers permettent notamment de repérer plus rapidement les situations problématiques et d’ouvrir un dossier dès qu’une menace est identifiée. Une évolution qui peut mécaniquement faire progresser les chiffres.

Mais l’amélioration du suivi n’explique pas tout. Le Centre national de crise constate aussi, depuis cinq ans, un impact croissant de la criminalité organisée sur le nombre de dossiers.

Intimidations

Les opérations menées contre certaines figures importantes du milieu criminel peuvent elles-mêmes provoquer des tensions et des intimidations. Le phénomène peut donc entraîner une hausse ponctuelle du nombre de dossiers, selon les opérations et les situations rencontrées. « Il s’agit ainsi d’une combinaison entre une meilleure réactivité face aux menaces et un contexte criminel qui peut, certaines années, générer davantage de signalements », développe la porte-parole.

Le NCCN assure pouvoir absorber cette activité croissante grâce à l’amélioration de ses procédures et au travail avec ses partenaires. Chaque dossier fait ensuite l’objet d’une évaluation afin d’identifier ce qui a fonctionné et ce qui peut être amélioré. « Mais nous avons les moyens de gérer ces situations, même si le nombre de dossiers continue d’augmenter de cette façon », conclut Pauline Remience.