L’œil bleu azur se plisse volontiers de bienveillance. Le ton est cordial, sans filtre, joyeux, à mille lieues des tourments d’Andrea du Comte de Monte-Cristo, du désespoir de Thomas dans Arrête tes mensonges ou des révoltes de William, dans Le Paradis. Pourtant, Julien de Saint Jean n’est pas l’insouciance personnifiée : « Je suis plutôt anxieux. Je me fais une montagne de chaque casting, avant les tournages, j’appréhende beaucoup en amont », confie-t-il. « Je me dis que je ne vais pas être à la hauteur, que je vais buter sur le texte, que je serai à côté du rôle. C’est ma manière d’appréhender les choses. »

La donne a légèrement changé. « Aujourd’hui, j’ai un peu pris confiance mais quand on arrête de douter, il y a un problème. On fait un métier tellement vertigineux, on dépend tellement du désir du metteur en scène, du public, des directeurs de casting. Ça peut être très éphémère. »

Pour l’heure, à 26 ans et après seulement cinq ans de carrière, Julien de Saint Jean peut se détendre. Son carnet de bal est bien rempli. Le 28 octobre, il tiendra le premier rôle du Fantôme de l’Opéra, d’Alexandre Castagnetti, face à Deva Cassel et Romain Duris. « C’est trop bien. J’ai déjà fait des rôles principaux mais pas sur une grosse production, c’est hyperchouette, je vois que j’avance….

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