Par ailleurs, voir un Belge prendre la tête d’une nation européenne (hors Belgique) est un fait rarissime. Dans l’histoire, seuls Georges Leekens (7 mois avec la Hongrie en 2017-2018), Tom Saintfiet (6 mois avec Malte en 2017-2018) et Johan Walem (un an avec Chypre en 2020-2021) ont eu ce privilège.
Le deuxième étranger en 154 ans
Pour les Écossais, le choc est probablement encore plus grand. Non seulement parce que voir un entraîneur de 39 ans à la tête de la sélection sera déjà une révolution en soi. Mais surtout parce que cela vingt-deux ans que le pays n’a plus été dirigé par un étranger. Il s’agissait de l’Allemand Berti Vogts (2002-2004), qui était en réalité le seul sélectionneur non Écossais depuis la création de l’équipe… en 1872. Cette année-là se disputait d’ailleurs le premier match international de l’histoire entre l’Écosse et l’Angleterre.
Xavi Hernandez nommé sélectionneur des Pays-Bas pour succéder à Ronald Koeman
Mais après la longue ère de Steve Clarke (2019-2026) qui s’est achevée suite à l’élimination précoce en phase de groupe à la Coupe du monde, la Fédération écossaise semble être décidée à apporter du changement. Et Pocognoli, qui a amené une touche de fraîcheur tactique et de nouveauté partout où il est passé, est apparu comme le bon candidat. Le défi sera en tout cas à la hauteur de son caractère de compétiteur, avec déjà quatre matchs de Nations League à la fin du mois de septembre : deux fois contre la Slovénie, puis face à la Suisse et la Macédoine du Nord.