Cette procédure implique la mise en place d’une série de mesures de précaution, telles que l’interdiction du brûlage à l’air libre de déchets verts ou de résidus agricoles, et des feux d’artifice.

Les travaux générateurs de poussières (chantier de démolition, etc.) ne peuvent être réalisés que si un arrosage permettant l’abattage des poussières est mis simultanément en oeuvre.

Samedi soir, la préfecture avait indiqué que les fumées et odeurs apparues dans le département à cause des feux en Belgique ne présentaient pas de danger pour le territoire mosellan, et demandé à la population de « ne pas encombrer inutilement les lignes de secours ».

La Meurthe-et-Moselle voisine a également été atteinte par des fumées et odeurs caractéristiques d’un incendie, liées au brasier en Belgique et à celui, plus modeste, de Monthermé dans les Ardennes.

« En raison de ce phénomène exceptionnel mais sans gravité locale », les sapeurs-pompiers ont été très fortement sollicités, a déclaré la préfecture de Meurthe-et-Moselle dans un communiqué dimanche.

Le centre de traitement de l’alerte du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis 54) a ainsi reçu plus de 200 appels en l’espace de quelques heures à ce sujet, a-t-elle ajouté.

Cet incendie en Belgique, le pire qu’a connu le pays depuis plus d’un siècle, a déjà ravagé près de 3.000 hectares dans une vaste réserve boisée proche de l’Allemagne et distante d’environ 140 km de la frontière avec la Moselle et la Meurthe-et-Moselle, à vol d’oiseau.

15h08 : Les communes touchées par l’incendie n’ont pas besoin de nourriture

Près de 48 heures après le début de l’incendie qui ravage les Fagnes, la population fait preuve d’une grande solidarité et de générosité. Nombreux sont les citoyens à se mobiliser et à vouloir aider les équipes sur le terrain. Face à un tel élan, la commune de Baelen indique sur les réseaux sociaux « qu’il est actuellement très difficile, voire impossible, pour les équipes présentes sur le terrain de gérer simultanément les opérations en cours et l’afflux de propositions d’aide ».

Si les demandes d’aide sont centralisées par les autorités compétentes, la commune de Baelen insiste sur le fait qu’elle n’a, actuellement, pas besoin de nourriture. « L’organisation des prochains jours se fait progressivement, en priorité avec les professionnels et les structures déjà engagées, afin de mettre en place une organisation efficace et adaptée aux besoins du terrain », poursuit-elle sur les réseaux sociaux.

Une fois les besoins clairement identifiés, la commune assure qu’elle sollicitera les bénévoles.

La commune demande donc aux citoyens « de ne pas se rendre spontanément sur place et de ne pas multiplier les prises de contact avec les équipes opérationnelles ».

Pour ceux qui souhaitent apporter leur aide, un jeune Baelenois a mis en ligne une plateforme, aidefagnes.be, qui permet de mettre en relation les bénévoles avec les ASBL ou institutions qui en éprouvent le besoin.

14h45 : L’accueil des déplacés des incendies se poursuit à Malmedy

L’accueil des personnes qui ont dû fuir les flammes dans les Hautes Fagnes se poursuit toute la journée de ce dimanche 16 août à Malmedy, ont annoncé sur place le coordinateur local de la Croix-Rouge ainsi que les autorités communales à l’agence Belga. Une vingtaine de personnes ont trouvé refuge au centre sportif de la ville, dans l’attente d’une accalmie de la situation.

Entre 40 et 50 personnes s’étaient présentées samedi au centre d’hébergement, mais une bonne partie s’est tournée vers des gîtes ou d’autres logements dans les environs, dans les villages de Malmedy et de Waimes.

« La plupart des personnes provenaient du village de Sourbrodt. Elles ont été évacuées samedi et sont arrivées à Malmedy en fin d’après-midi. Une cellule psychologique a été mise en place pour les aider, on leur a donné à boire et à manger, et les meilleures conditions possibles ont été réunies pour la nuit, sachant que la situation est difficile », relate le conseiller à la Ville de Malmedy Luc Melotte.

La nuit a toutefois été relativement difficile pour les déplacés, qui ont dû dormir sur des lits de camp. Des infirmiers sont toutefois présents pour les soutenir, ainsi que des membres du personnel du CPAS de plusieurs communes, soit une vingtaine de personnes au total, en comptant les membres de la Croix-Rouge.

L’accueil des personnes qui ont dû fuir les flammes dans les Hautes Fagnes se poursuit toute la journée de ce dimanche 16 août à Malmedy. Un retour des déplacés dans leur domicile n’est pour l’instant pas envisageable, a indiqué le bourgmestre de Malmedy Jean-Paul Bastin à l’agence Belga.

14h35 : Le lac de Bütgenbach interdit d’accès pour permettre le ravitaillement des engins aériens

L’accès au lac de Bütgenbach est interdit depuis ce dimanche midi, a indiqué Daniel Franzen, le bourgmestre de la commune.

Cette décision intervient dans le cadre de l’incendie qui ravage actuellement les Fagnes. Depuis le 14 août, l’incendie qui s’est déclaré au niveau de la Fagne des Deux-Séries, sur le territoire de la commune de Baelen, a déjà ravagé près de 3.000 hectares de végétation.

À l’heure actuelle, les engins aériens sont les moyens qui permettent d’intervenir au plus près des flammes, l’accès par les chemins étant particulièrement compliqué. Deux hélicoptères de la Police fédérale et deux autres en provenance des Pays-Bas sillonnent la zone.

Les lacs et les barrages servant de point de ravitaillement en eau pour les hélicoptères, leur accès est interdit aux visiteurs.

13h55 : L’odeur de brulé perceptible jusqu’en province du Luxembourg

Les fumées provoquées par l’incendie des Fagnes se faisaient sentir jusqu’en province de Luxembourg dimanche matin. Le gouverneur a publié un message dans la matinée invitant les habitants incommodés à fermer portes et fenêtres.

L’odeur de brûlé provoquée par l’incendie qui ravage actuellement les Fagnes en province de Liège était perceptible dimanche matin dans les régions de Marche et Bastogne, distantes de près d’une soixantaine de kilomètres à vol d’oiseau du lieu de l’incendie, ou encore dans la région de Libramont, distante de plus de 80 kilomètres.

Dans un message publié dimanche matin sur les réseaux sociaux, le gouverneur de la province de Luxembourg, Olivier Schmitz, invite les personnes susceptibles d’être incommodées par l’odeur à fermer portes et fenêtres et à couper temporairement les systèmes de ventilation afin d’éviter que les fumées ne pénètrent dans les habitations.

13h45 : Les responsables politiques saluent la mobilisation

Au troisième jour de lutte contre les flammes, l’ensemble des moyens reste mobilisé sur le terrain. Outre les pompiers et la Protection civile, plus de cent policiers sont engagés dans les opérations avec leur matériel, a précisé le ministre sur le réseau social X. Ils sont épaulés par des volontaires et par d’importants renforts internationaux.

Sur le front aérien, deux hélicoptères néerlandais de type Chinook et deux avions bombardiers d’eau suédois appuient les hélicoptères de la police fédérale en ce dimanche après-midi.

Le Premier ministre Bart De Wever a de son côté salué « le travail remarquable » des équipes mobilisées, adressant ses pensées aux personnes concernées et remerciant les partenaires européens pour leur aide.

Si cette solidarité internationale a également été louée par le ministre de la Défense, Theo Francken, ce dernier estime que la résilience de la société doit augmenter et que la Défense doit faire davantage face aux défis sécuritaires futurs. Il a annoncé qu’il déposera prochainement un plan d’action militaire contre les incendies à la Chambre.

12h50 : Six aéronefs engagés actuellement sur le terrain

Selon des chiffres non confirmés, quelque 3.000 hectares ont déjà été réduits en cendres. Les opérations d’extinction des flammes sont compliquées par un vent fort changeant ainsi qu’un terrain peu accessible aux moyens terrestres.

Bonne nouvelle toutefois: les hommes du feu peuvent toutefois à présent compter sur un appui aérien important.

Deux hélicoptères militaires néerlandais bi-rotors de type Boeing CH-47 Chinook sont arrivés sur zone samedi avec une capacité de 7.000 litres d’eau à chaque largage.

Ceux-ci complètent le travail mené dès les premières heures de l’incendie par les deux petits hélicoptères de la Police fédérale MD902.

Par ailleurs, deux hydravions bombardiers d’eau Saab AT-802 issus de la réserve stratégique européenne sont également à présent actifs sur zone, a indiqué dimanche la commissaire européenne en charge de la gestion des crises, la Belge Hadja Lahbib.

Ces appareils, surnommés « Air Boss », ont une capacité d’emport de 3.000 litres d’eau.

En raison des importants dégagements de fumée, la visibilité aérienne était toutefois médiocre ce dimanche.

Pour éviter tout accident entre aéronefs en intervention comme cela s’est produit récemment en Grèce, le centre de crise européen a dépêché un officier de liaison sur place.

Celui-ci a proposé d’appliquer les mêmes règles de sécurité de vol pour les bombardiers d’eau que dans le sud de l’Europe, lui aussi frappé par d’importants incendies de forêts cet été.

11h50 : La Croix-Rouge accueille les évacués à Malmedy: « On restera là le temps qu’il faudra »

Une vingtaine de personnes évacuées suite aux incendies qui touchent les Fagnes ont passé la nuit au centre sportif de Malmedy, transformé en centre d’hébergement provisoire pour personnes déplacées, communique dimanche la Croix-Rouge de Belgique. Cette dernière se dit prête à rester le temps qu’il faudra.

« Nos services ont accueilli une quarantaine de personnes samedi, mais la plupart ont trouvé pour se reloger. Une vingtaine de personnes ont passé la nuit au centre sportif de Malmedy, transformé en centre d’hébergement. Certaines sont venues avec leurs animaux, une grande solidarité s’est mise en place », précise la porte-parole de la Croix-Rouge de Belgique.

Malgré l’épais voile de fumée présent sur la commune, des commerçants et des membres de la population ont apporté des repas pour les évacués. « Une marche Adeps a par exemple apporté les surplus qui n’avaient pas été consommés, même les animaux ont pu être vus par un vétérinaire. Sur place, on a installé des lits de camp et des couvertures, et des douches et une infirmerie sont disponibles. On restera là le temps qu’il faudra et si les autorités nous demandent davantage, nous sommes disponibles », fait encore savoir la porte-parole.

11h20 : La situation s’améliore à Montjoie, les pompiers réduisent leurs effectifs

La situation s’est améliorée dimanche dans la ville allemande de Montjoie, proche de la frontière belge, ont indiqué les pompiers allemands. L’incendie dans les Fagnes s’avère également dangereux pour la ville, où vingt pompiers sont toujours sur le terrain par mesure de précaution.

L’administration locale avait demandé à environ 5.000 habitants des villages de Kalterherberg et Mützenich de se préparer pour une éventuelle évacuation.

Mais la situation aurait évolué favorablement dimanche. Les pompiers se retirent des lieux, a indiqué le responsable des hommes du feu, Philipp Krüger, à l’agence de presse allemande dpa. Une grande partie des secouristes avait déjà été retirée pendant la nuit.

Selon le porte-parole des pompiers, la ville, située à environ deux kilomètres de la frontière avec la Belgique, devrait lever son alerte.

La situation est suivie de près et en cas de besoin, des renforts pourraient se rendre sur place. La ligne de feu ne se dirige plus vers Montjoie depuis la nuit.

11h15 : Des renforts internationaux arrivent

Face à l’ampleur de l’incendie dans les Hautes Fagnes, les renforts aériens internationaux continuent d’arriver sur zone. Les deux hélicoptères Chinook néerlandais sont désormais sur place, tandis que des avions bombardiers d’eau suédois viennent de décoller des Pays-Bas et arriveront très prochainement.

10h30 : Les autorités appellent à ne pas saturer le 112 pour signaler des odeurs de fumées

Le gouverneur de la province de Namur appelle dimanche la population à ne pas saturer le numéro d’appel d’urgence 112 pour signaler des odeurs des fumées.

Celles-ci sont vraisemblablement provoquées par l’incendie en cours dans les Hautes Fagnes.

Depuis dimanche matin, la centrale d’appel 112 de Namur a reçu de nombreux appels de citoyens pour signaler des odeurs de fumées.

« Cette multiplication mobilise inutilement les opérateurs (…) et peut retarder la prise en charge des personnes confrontées à une véritable situation d’urgence », selon un communiqué.

Le 112 ne doit être utilisé que pour signaler « un départ de feu, des flammes ou toute situation présentant un danger immédiat pour des personnes ou des biens », rappelle le texte.

Pour obtenir des informations sur la situation en cours, la population est invitée à former le numéro 1771, et non le 112.

09h20 : une vingtaine d’évacués ont logé au hall omnisport de Malmedy

Les habitants évacués des communes de Waimes et Bütgenbach ne peuvent pas encore regagner leur domicile et il n’est actuellement pas possible de déterminer à quel moment cette réintégration pourra avoir lieu. Une vingtaine d’entre eux ont d’ailleurs passé la nuit au hall omnisport de Malmedy.

Les polices locales et fédérale maintiennent la surveillance des quartiers évacués, indique dimanche le gouverneur de la Province, qui précise que la ligne de défense des zones évacuées tient.

« Il n’y a pas d’habitation impactée à ce stade, mais le feu reste proche et les fumées importantes », précise le communiqué.

09h10 : les opérations se sont poursuivies sans interruption cette nuit

Sur le terrain, les opérations se sont poursuivies sans interruption pour la seconde nuit. Plus d’une centaine de pompiers belges et allemands, quelque 70 policiers, une vingtaine d’agents de la Protection civile, une quarantaine de militaires ainsi qu’une douzaine d’intervenants des services de secours médicaux et psychosociaux sont restés mobilisés.

Le DNF de la Région wallonne et les agriculteurs venus prêter main-forte aux services d’intervention restent également pleinement engagés.

Au total, plus de 250 intervenants et une cinquantaine de véhicules, tous services confondus, ont été mobilisés durant la nuit, ajoutent les services du gouverneur.

9h05 : Les fumées de l’incendie dans les Fagnes affectent la province de Namur

L’incendie qui sévit depuis plusieurs jours dans les Fagnes engendre des répercussions depuis dimanche matin en province de Namur, où les fumées redescendent, indique le porte-parole de la zone Dinaphi, Patrice Liétart.

Dans plusieurs communes, comme Hamois, Assesse, Ciney, Rochefort, Dinant, Marche-en-Famenne (province de Luxembourg) et même Philippeville, une forte odeur de fumée est présente. « Les fumées des Fagnes redescendent sur la province de Namur. Nous demandons aux citoyens de n’appeler les secours que s’ils voient des flammes, de fermer portes, fenêtres et VMC », précise le porte-parole.

08h25 : les hélicoptères Chinook néerlandais attendus avec impatience

Selon nos confrères de la RTBF présents sur place, l’incendie est assez difficile d’accès car les voies carrossables sont trop éloignées. Les hélicoptères Chinook néerlandais sont donc largement attendus afin de verser de l’eau cette zone difficile d’accès. Les engins néerlandais ont des réservoirs de 3000 litres contre 1000 litres pour ceux belges.

Incendie dans les Fagnes : plus de 2.700 hectares ravagés par les flammes, Le roi Philippe exprime sa gratitude aux services de secours8h20 : la Flandre « prête à apporter son aide »

Dans un message posté sur X, Matthias Diependaele, le ministre-président flamand, a déclaré qu’il suivait la siuation dans les Fagnes « de près ». Il a également apporté son soutien à son homologue germanophone : « Nous suivons de près l’important incendie qui sévit dans les Hautes Fagnes. Tout notre respect va aux services d’urgence et aux bénévoles qui mettent tout en œuvre pour maîtriser l’incendie. J’ai informé le Premier ministre @OliverPaasch que la Flandre se tient prête à apporter son aide si nécessaire. Je souhaite beaucoup de courage à toutes les personnes touchées. »

08h00 : plus de 2.700 ha brûlés

Des habitants évacués, plus de 2.700 hectares calcinés, et un feu toujours pas fixé : la Belgique combat samedi un des pires incendies de son histoire.

Le brasier ravage les Fagnes, une grande réserve boisée en Belgique, prisée des randonneurs et proche de l’Allemagne. Le feu s’y est déclaré vendredi en milieu de journée et s’est rapidement propagé. Il n’était pas fixé samedi soir.

Incendie record dans les Hautes Fagnes: environ 2000 hectares ont brûlé, « il faudra encore 2 à 3 jours pour tout éteindre »