Pour Arnaud De Lie, l’heure de la reprise a sonné. Le Taureau de Lescheret est attendu ce dimanche sur la Cyclassics, à Hambourg. « Une course que j’apprécie », nous avait-il détaillé à la fin du mois de juillet, lors de sa Rando annuelle organisée dans son fief de Libramont.
Dans quel état d’esprit aborde-t-il la course allemande qu’il avait terminée à la deuxième place l’an passé, quand il avait remporté le sprint juste derrière l’Irlandais Rory Townsend, rescapé de l’échappée ?
« On ne va pas lui mettre la pression pour sa reprise, indique Adrien Petit, directeur sportif chez Lotto-Intermarché. Cela va faire du bien de le voir sur le vélo en course, de voir où il se situe. Il n’a vraiment pas été épargné par la poisse avec sa maladie qui l’a contraint à abandonner au Tour d’Italie et avec ce scénario qui s’est répété au Tour de France. Hambourg n’est pas une course simple. Elle est devenue compliquée avec les difficultés dans le final. Il aura une solide équipe autour de lui s’il y a une course de mouvement. Après, il enchaînera avec le Renewi Tour (NdlR : qu’il avait remporté l’an passé au bout d’une sacrée lutte avec Mathieu van der Poel), qui lui permettra de passer un cap en vue de la fin de saison. »
L’importance de la fraîcheur physique et mentale
Le fait de ne pas avoir le Tour de France dans les jambes sera-t-il un avantage ou un désavantage ? « Un Grand Tour fait toujours passer un cap, mais le vélo est devenu tellement exigeant que la fraîcheur, tant physique que mentale, est devenue aussi importante, répond l’ancien coureur français. Je pense donc qu’on pourra voir un solide Arnaud pour la fin de saison. Il est fort et il parvient toujours à rebondir. »
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