Les bulletins d’Anderlecht face à Beveren : Ambros le seul inspiré, Sikan avec moins de conviction, Saliba ne convainc pasUne erreur et trop de précipitation
C’est particulièrement vrai dans les 30 derniers mètres. On a trop souvent assisté à des scènes où il suffisait au bloc de Beveren de rester en place et d’attendre le bon moment pour cueillir le cuir. Souvent à la suite d’une mauvaise passe. Souvent faute de bons mouvements devant.
Anderlecht a écrit lui-même ce scénario difficile en se faisant piéger sur une phase toute bête. Un corner repoussé (alors qu’il aurait dû finir dans les gants de Coosemans) et un joueur oublié. « On devait s’organiser en zone, mais on le fait mal et un adversaire est seul. C’est une erreur de marquage », concède Biancone.
Stoppés par un gardien de D3
À partir de ce moment-là, le Sporting a enchaîné quelques occasions sans avoir, par exemple, un moment face au gardien. Vitor Bruno parle de « quatre voire cinq chances de marquer. » On préfère parle de possibilités ou d’opportunités, car en fin de match, toutes ces occasions cumulées dépassaient à peine le but attendu (1.27). Un match nul aurait été mérité.
Johannes Schenk a joué un rôle dans le fait que ce but est resté attendu et pas concrétisé. Le jeune gardien allemand, débarqué d’un club de D3 (même s’il a été formé au Bayern) il y a à peine 10 jours, a dégoûté les attaquants bruxellois. Il n’a pas réalisé de grand miracle, mais tout de même huit arrêts qui lui ont valu le titre d’homme du match.
Le promu crée la surprise : Anderlecht s’incline face à une équipe de Beveren séduisante (1-0)
« On a tout fait pour marquer après la pause, mais on n’y est pas arrivé, dit Bruno. On a commis certaines erreurs qui expliquent pourquoi ils ont marqué et nous pas. Nous devons maintenant garder en tête qu’il faut analyser ce match en restant calmes. Nous ne sommes pas les pires, tout comme nous n’étions pas les meilleurs. »
L’Europe va coûter des points
Noblesse oblige, le RSCA n’a pas le droit de se plaindre avec un tel slogan. Force est toutefois d’observer que les Mauves manquaient d’un peu de fraîcheur. C’était le sixième match du RSCA en un peu plus de trois semaines. Seulement le deuxième de Beveren. « Mais on ne veut pas s’en servir comme excuse », dit Léo Petrot avant d’expliquer que ce qui manquait le plus était l’intensité et la vitesse de circulation du ballon. Deux aspects du football directement liés au physique.
L’Europe va encore coûter des points à Anderlecht. Le RSCA n’est pas le Club Bruges et ne peut pas s’offrir deux joueurs de top qualité à chaque poste pour jouer sur tous les fronts. Dans une compétition où la division des unités a disparu, laisser filer des points chez des adversaires à sa portée pourrait coûter cher au Sporting au mois de mai.
« On joue après 62 heures après notre match européen, grimace le coach Bruno, qui a laissé entendre qu’il aurait préféré jouer à 18h30 et pas à 13h30. Mais ce n’est pas moi qui fais les règles. Ça va encore arriver. Le seul point positif est qu’avec le déplacement à Almaty jeudi, on pourra vite oublier la défaite. »
Bruno attend une réaction à Almaty
Après avoir râlé sur le calendrier chargé de son équipe, l’entraîneur du Sporting a lancé qu’il aurait aimé jouer dès demain (lundi). Un paradoxe qu’on mettra sur le dos de l’émotion et de l’envie de faire passer un message : il attend une réaction de ses joueurs au Kazakhstan.
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Les grandes équipes se définissent par leur réaction quand elles perdent
« Les grandes équipes se définissent par leur réaction quand elles perdent, résume-t-il. Personne n’aime perdre. Vous voyez bien à ma façon de parler (NdlR : il était bien moins souriant que durant le reste de l’été) que c’est aussi mon cas et que je risque de ne pas bien dormir ce soir. Ce qui m’importe c’est de réagir dès lundi à l’entraînement avant de décoller mardi. »
Il en attend de même de ses joueurs. Deux ou trois Anderlechtois se sont couchés au sol au coup de sifflet final. Bruno s’est empressé de les relever. Un geste symbolique. Il résume la mentalité du T1. « Il est logique que la défaite touche les joueurs. Je veux que les joueurs ressentent la douleur de la défaite. On va l’analyser, mais ils doivent déjà passer à la suite. »
Et Pétrot de conclure : « Ça va nous permettre de tout remettre à plat, d’analyser ce qu’on a mal fait et repartir plus fort. » Dès jeudi soir dans l’idéal.
La fiche technique
BEVEREN : Schenk ; Jans, Gomis, Godeau, Janssens (65e Thompson) ; Dewaele, Sleger (87e De Schrijver) ; Abrahams (59e Condé), Brüls (87e Rigo), Lokesa ; Mertens (87e Kaboré)
ANDERLECHT : Coosemans ; Maamar, Biancone, Pétrot, Augustinsson (71e Ndiaye) ; Saliba (87e Kana), Llansana (71e Cvetkovic) ; Ambros, Degreef (87e Bertaccini), Antman (79e Nga Kana) ; Sikan.
Arbitre : Nathan Verboomen
Carton jaune : Sikan
But : 14e Gomis (1-0)