L’enquête sur la disparition et la mort du petit Émile rentre dans une nouvelle dimension, révèle Le Parisien, ce jeudi : une campagne de prélèvements ADN auprès d’une centaine de personnes va être lancée à l’initiative des deux juges d’instruction en charge du dossier.

Toutes les personnes concernées ont un point commun : avoir été localisés au hameau du Haut-Vernet, ou à proximité, le samedi 8 juillet 2023 vers 17h15, heure estimée et approximative de la disparition du petit Émile. Il s’agit donc d’habitants permanents, de propriétaires de résidences secondaires, mais aussi de visiteurs ou de simples promeneurs. Le Parisien précise que les membres de la famille ne sont pas concernés, car ils ont déjà été soumis à des analyses génétiques au début de l’enquête.

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Les nombreux prélèvements vont être analysés avec une mystérieuse trace ADN inconnue qui avait été découverte sur une paire de chaussures appartenant à l’enfant. Elle avait été retrouvée fin mars 2024 dans une zone boisée à proximité du hameau, quelques jours après la découverte de la boîte crânienne du petit Émile par une randonneuse.

La grande campagne de prélèvement est prévue au printemps, bien que l’ADN de quatre personnes du village ait déjà été prélevé, selon BFMTV.

Les avocats des grands-parents de l’enfant avaient demandé des actes complémentaires. Me Julien Pinelli avait notamment jugé que le prélèvement était « opportun ». Une source judiciaire assure toutefois auprès de BFMTV qu' »en réalité, cela fait des mois que ces prélèvements ADN étaient dans les tuyaux ».

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Emile, petit garçon de deux ans et demi, a disparu dans les Alpes-de-Haute-Provence le samedi 8 juillet 2023, vers 18h, sans laisser de traces, alors qu’il passait les vacances chez ses grands-parents. Le 30 mars 2024, une randonneuse a retrouvé les ossements du petit garçon, mettant ainsi fin aux recherches qui duraient depuis presque un an. En décembre, les forces de l’ordre ont pu déceler une lésion du zygomatique droit sur sa boîte crânienne, c’est-à-dire de l’os situé en haut de la pommette. L’hypothèse privilégiée par les experts serait celle d’un coup, potentiellement porté avec un objet.