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À l’annonce du prix en juillet, la population chinoise s’est réjouie, d’autant qu’un autre des quatre colauréats de la Fields 2026 est aussi chinois. « C’est la fierté de tous les Chinois », commentait alors un usager de Weibo, parmi les millions de vues qu’a entraînées la nouvelle sur les réseaux sociaux locaux. Sauf que tous deux ont été formés à l’étranger.
Pire, le système chinois a bien failli faire en sorte que Hong Wang ne devienne jamais mathématicienne. En effet, en 2007, lorsqu’elle a tenté, à 16 ans, d’intégrer la prestigieuse faculté de mathématiques de l’université de Pékin, celle-ci n’offrait qu’une seule place pour toute la province de Guangxi, où résidait l’adolescente.
Réorientée
Or, à l’examen d’entrée, sa note en math a été jugée légèrement insuffisante. On l’a donc réorientée en sciences de la Terre. Mais la France est passée par là. « Quand j’ai appris qu’un groupe de professeurs de l’École Polytechnique (Palaiseau, France) venait à Pékin pour faire passer des examens de sélection, j’ai pensé que c’était une opportunité très rare et importante pour moi. Je me suis entraîné par moi-même et j’ai réussi l’examen. La France est l’un des meilleurs lieux au monde pour étudier les maths. C’est en France que j’ai acquis ma confiance en tant que mathématicienne », affirme celle qui est à présent professeure de maths dans ce « nid à génies » qu’est l’Institut des hautes études scientifiques, au sud de Paris.
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Le président Macron a décrit Hong Wang comme incarnant « l’excellence de notre recherche et de notre formation. Choisissez la France pour la science ».
Le nouveau boss des maths est belge
Pendant ce temps, en Chine, la presse se demande comme conserver les talents sans les décourager. Un chercheur en éducation a appelé les autorités à « accroître l’inclusivité du système éducatif, à multiplier les parcours de formation, et à éviter de tomber dans le piège de la compétition ».

Hong Wang pose avec sa médaille, à Philadelphie. ©AFP or licensors