L’ère de la fermeture du musée (en avril 2025), qui nous a beaucoup affectés, est derrière nous, se réjouit Sophie Lessard, directrice du musée des Beaux-Arts de Brest (Finistère). On s’est dit qu’il fallait en profiter pour changer notre image, nous donner de nouveaux objectifs, et de nouveaux enjeux.
Depuis, l’équipe a en effet bien avancé sur sa proposition artistique, même si tout ne s’est pas fait en un jour », complète-t-elle. Au programme, des animations et des expositions hors les murs, à Brest et sa métropole, où circulent notamment des copies d’œuvres.
« Dilasser, les affinités électives »
Une des premières actions mises en œuvre a concerné l’exposition Jan Krizek, qu’on se préparait à ouvrir, et qui a finalement pris réalité dans la médiathèque des Capucins », rembobine Sophie Lessard.
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La deuxième exposition, lancée par le musée, est celle que l’on peut encore découvrir au Belvédère Cesaria Evora, sur le plateau des Capucins. Née d’une proposition de l’équipe du patrimoine, Ville d’art et d’histoire, elle raconte Brest à travers les œuvres d’art qui la dépeignent. Et les panneaux rencontrent un vif succès auprès du public. Sans doute parce qu’elle présente une double lecture à la fois patrimoniale et artistique, souligne la directrice.Une façon de comprendre la vision des peintres et des artistes qui ont été séduits par la ville. Le public peut encore admirer cette exposition jusqu’au 25 août aux Capucins. À partir du 27 août et jusqu’au 30 novembre, elle sera visible place Wilson.
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Pour clôturer le chapitre expositions, une nouvelle se profile en collaboration avec l’Université de Bretagne occidentale (UBO), et les ayants droit du peintre François Dilasser. Elle entre dans le cadre du centenaire de sa naissance », précise Sophie Lessard. Cette exposition intitulée « Dilasser, les affinités électives », aura lieu à la salle des Abords à la faculté Victor Segalen, du mardi 8 septembre au samedi 17 octobre 2026. Y seront présentées non des œuvres du musée, mais celles qui ont nourri l’artiste dès les années 1940 et des œuvres primitives de François Dilasser », s’enthousiasme Sophie Lessard, ravie de ce parti pris singulier qui décrypte son chemin artistique.
Elle souligne également la nouveauté de ce partenariat avec l’UBO. On manquait de pont avec l’université, reconnaît-elle. Ces chemins différents nous permettent de faire parler du musée autrement.
Un jour, le musée rouvrira. Elle espère que ce nomadisme invite les gens rencontrés à pousser la porte pour découvrir les œuvres originales et faire leur, ce lieu historique.
Fort de cette volonté, l’équipe a entrepris une animation estivale, à destination des enfants, également appréciée des adultes. Il s’agit de « la malle du musée, l’extraordinaire aventure ». Un cabinet de curiosités et un paravent servent de support à cette exposition, qui vise à faire connaître les œuvres du musée à travers le récit d’un conte.
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Chaque semaine, les bibliothèques de rue s’installent dans les jardins et espaces verts au cœur des quartiers. Il reste encore deux rendez-vous.
Mercredi 19 et jeudi 20 août 2026, à Bellevue, à Brest. À partir de 6 ans. Durée : environ 35 min. Gratuit.