Ce strabisme tardif touche environ 4 % de la population au cours de la vie, et sa fréquence augmente nettement après 60 ans. « J’ai parfois eu des cas dès 50 ans, mais c’est généralement plus tard, reconnaît la spécialiste. Cela dépend de la qualité du tissu génétique de chacun. »
Le Sagging Eye est traité soit au moyen de lunettes, avec des prismes (des verres prismatiques qui aident à fusionner les images pour éliminer la vision double), soit avec une chirurgie, si besoin.
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Cependant, le strabisme peut aussi être le symptôme d’un problème neurologique. « Les paralysies des muscles qui font bouger l’oeil causent un désalignement des axes oculaires. Elles peuvent survenir autant chez l’enfant que chez l’adulte », reconnaît la spécialiste.
Pour ce type de strabisme, cela nécessite un traitement spécifique. « D’abord un bilan neurologique, un traitement avec des prismes, des injections de toxines botuliniques ou bien une chirurgie, si nécessaire ».
Ce problème peut survenir à la suite d’une maladie inflammatoire, comme la maladie de Lyme, le Covid-19, par exemple. « Ou elle peut provenir d’une tumeur, ou d’une hypertension intracrânienne due à un traumatisme », ajoute la spécialiste.
Mais en dehors de ces deux cas de figure, une personne opérée pour un strabisme dans l’enfance a de fortes probabilités d’être réopérée plusieurs fois au long de la vie parce que le strabisme peut changer et les yeux peuvent bouger à nouveau. « Il est important que cela soit fait par un chirurgien ou un strabologue expérimenté, pour éviter des adhérences (des cicatrices internes), qui compliqueraient une intervention ultérieure », dit la Dr Postolache.