Un changement particulièrement bienvenu après la longue séquence chaude de cet été. L’IRM confirme d’ailleurs que la chaleur continue de s’atténuer et que la phase d’avertissement du SPF Santé publique prendra fin ce lundi 17 août.

Après les chaleurs exceptionnelles, la météo va changer en Belgique : « Cela pourrait être le premier mois à être réellement plus arrosé »Quelques millimètres très attendus dans les Fagnes

Mais dans les Hautes Fagnes, où l’incendie s’est développé sur des sols extrêmement secs, tous les regards sont surtout tournés vers le ciel. Les premières précipitations attendues devraient apporter un peu d’aide aux pompiers.

« Il pourra y avoir un petit peu de pluie dans la matinée, dans un premier temps. Quelques millimètres qui seront vraiment bénéfiques, évidemment, mais qui seront probablement insuffisants », prévient Pascal Mormal.

Le météorologue rappelle que le déficit pluviométrique accumulé depuis début juillet est considérable. Au Mont-Rigi, seuls 18,2 mm de précipitations sont tombés en environ un mois et demi. Quelques averses ne permettront donc pas de renverser la situation.

Annulations, fermetures, retours précoces : le secteur touristique pare au plus urgent avec l’incendie dans les Hautes FagnesVers des pluies plus importantes en cours de semaine ?

L’espoir se situe davantage dans la suite de la semaine. Les modèles entrevoient la possibilité de précipitations plus importantes. « Les signaux montrent peut-être des pluies plus consistantes en cours de semaine prochaine. Cela demande à être confirmé, mais on peut espérer que cela devienne un peu plus significatif », précise Pascal Mormal.

De telles précipitations seraient particulièrement précieuses dans les Hautes Fagnes. Elles pourraient contribuer à humidifier progressivement les sols et à limiter le risque de reprise du feu, même si les tourbières nécessiteront une surveillance prolongée.

À l’échelle du pays également, ce retour de précipitations serait bienvenu après plusieurs semaines particulièrement sèches. Mais pas question d’imaginer que quelques journées plus humides suffiront à effacer le déficit.

« Cela pourrait permettre d’apporter une atténuation de la sécheresse, mais ce ne serait certainement pas suffisant pour complètement résorber les importants déficits que l’on connaît depuis des mois », insiste Pascal Mormal.