«Le premier cas de moustique tigre à Pulnoy a été signalé en 2023. On considère qu’il faut des signalements sur trois ans pour que la colonisation soit reconnue. Et c’est le cas à Pulnoy », explique Gaëlle Viard, responsable de la communication de la commune.

Mandatée par la mairie, la société Altopictus a formé six référents : deux élus chargés du cadre de vie et de la sécurité et quatre agents des services de police, d’accueil, techniques et de communication.

La femelle pond dans des récipients artificiels. Ses œufs résistent au froid et à la sécheresse. Les larves et les nymphes se développent dans l’eau : supprimer les eaux stagnantes permet donc de freiner la prolifération.

Une action collective pour freiner le moustique tigre

Les services techniques ont inspecté le mobilier urbain afin d’identifier d’éventuels gîtes et se sont assurés de leur absence dans les cours des écoles. Dans les cimetières, ils ont pour consigne de vider les contenants remplis d’eau et dépourvus de bouchon.

En hiver, les adultes et les larves disparaissent. « Il faut éliminer un maximum d’œufs dès l’automne : un coup de brosse sur le mobilier de jardin, les coupelles des pots et les pots qui vont être hivernés. »

La commune met en place un registre des signalements afin d’identifier les secteurs à cibler en priorité au printemps. « Une action collective s’imposera, la mairie ne peut agir que sur l’espace public. »

Le moustique tigre se déplace peu autour de son lieu de naissance. « Les Pulnéennes et Pulnéens qui le souhaitent peuvent d’ores et déjà solliciter l’accompagnement d’un référent pour effectuer une visite de leurs espaces extérieurs pour identifier les gîtes potentiels. »