« La priorité absolue aujourd’hui reste la lutte contre l’incendie. Nous voulons remercier toutes celles et ceux qui sont sur le terrain. Mais nous voulons aussi des réponses sur les moyens mis en place et sur la manière dont cette crise a été anticipée », explique la cheffe de groupe à la Chambre Sofie Merckx. « Nous voulons comprendre pourquoi aucune phase fédérale de gestions de crise n’a été déclenchée, si tel est bien le cas, et quelles sont les conséquences des économies réalisées ces dernières années sur la Protection civile et les services de secours. Nous voulons également connaître les suites données au rapport de février 2025 du CERAC (le Centre d’analyse des risques du changement climatique) sur les feux de forêt. »
Côté wallon, le député régional Julien Liradelfo se demande « pourquoi les Hautes Fagnes sont-elles restées accessibles au public alors que le risque d’incendie était élevé? » « Tous les moyens humains et matériels nécessaires ont-ils été mobilisés suffisamment rapidement ? Quels moyens seront mis en place afin de renforcer les services publics de protection des citoyens et de la nature? » s’interroge-t-il également.
15h35 : Le roi Philippe rend visite au centre de coordination proche de l’incendie
Le roi Philippe s’est rendu lundi après-midi au centre de coordination des secours établi à Sourbrodt, à proximité de l’important incendie qui sévit dans la réserve naturelle des Hautes Fagnes.
Le souverain s’est entretenu avec les responsables des opérations de secours, des riverains ainsi qu’avec la presse. Il était accompagné du ministre de l’Intérieur et vice-Premier ministre Bernard Quintin, du vice-Premier ministre Jan Jambon, du ministre-président wallon Adrien Dolimont et du ministre-président de la Communauté germanophone Oliver Paasch.
Plus tôt dans la journée, le Roi s’était rendu au centre de crise provincial à Vottem, où il avait pris connaissance de l’évolution de la situation et des opérations en cours.
S’adressant à la presse, le chef de l’Etat a salué le « travail formidable » des pompiers ainsi que l’excellente collaboration entre les différents services et niveaux de pouvoir. Il s’est dit « triste pour les Fagnes », qu’il a qualifiées de « joyau du pays », et a dit espérer que la nature pourrait se régénérer rapidement.
Au président de l’ASBL Les Amis de la Fagne, Jean Collard, le souverain a par ailleurs promis de revenir afin de suivre l’évolution de la situation.
Le Roi a également reçu une aquarelle réalisée par une habitante de Sourbrodt, Marie-Louise Antoine. Celle-ci avait remis sa peinture à un collaborateur du souverain. Philippe est ensuite venu la remercier personnellement pour ce présent.
L’aquarelle représente un paysage enneigé du Mont-Rigi, « qui est parti en fumée », a expliqué l’artiste.
15h10 : Plus de 3.000 propositions d’aide sont parvenues à la plateforme aidefagnes.be
Mise en ligne le 15 août à la suite de l’incendie qui ravage les Fagnes, la plateforme aidefagnes.be a déjà reçu 3.300 propositions d’aide, indique lundi Alexis d’Ascenzo, son créateur.
« Les propositions émanent d’un peu partout. De notre région, qui est particulièrement touchée, mais aussi des pays voisins comme l’Allemagne ou le Luxembourg », explique le Baelenois.
Si la majorité des propositions reçues concernent de l’aide directe, comme de la nourriture, des boissons, des cages pour animaux ou encore du logement, d’autres profils hautement qualifiés sont également apparus sur la plateforme. « Je suis en contact avec des entrepreneurs qui sont prêts à mettre du matériel à disposition ou encore un stock de 50.000 masques FFP2 », détaille le jeune homme.
Alors que la plateforme aidefagnes.be prend de l’ampleur, Alexis d’Ascenzo est aujourd’hui en contact avec le Centre de crise de Vottem, mais aussi avec d’autres institutions comme le Parc national des Hautes Fagnes, les services de secours ou encore le CPAS de Bütgenbach, qui avait besoin de logements.
« L’objectif est de centraliser les propositions d’aide et de les mettre en relation avec les demandes immédiates ou plus lointaines tout en désengorgeant les services de secours qui étaient régulièrement contacts pour ce genre de choses », conclut le Baelenois, qui se réjouit de l’utilité de l’outil.
15h00 : La solidarité européenne « bat son plein », avec aussi des images satellites
La solidarité européenne « bat son plein » alors que des feux de forêt sont encore actifs dans de nombreux pays de l’Union, a souligné lundi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Durant le week-end, aussi bien la Belgique que l’Espagne ont activé le mécanisme de protection civile de l’UE, permettant de transmettre des demandes d’aide ciblées et de recevoir du soutien des réserves européennes et d’autres États membres.
Mais l’Union joue aussi un rôle de soutien en fournissant des images satellites via son service Copernicus de gestion de l’urgence (Copernicus EMS). Il fournit du « mapping », soit des cartes précises réalisées à partir d’images satellites, qui permettent de visualiser les zones touchées et l’évolution de l’incendie.
Il est actuellement actif pour soutenir la réponse aux feux de forêt en Belgique et en Espagne, mais aussi en Grèce, en Allemagne, au Monténégro, en Albanie, en France, en Serbie et en Italie, communique lundi la Commission européenne.
Le constat de la présidente de la Commission est soutenu par la commissaire compétente pour la réaction d’urgence, la Belge Hadja Lahbib: « aucun pays ne doit faire face seul aux feux de forêt », insiste-t-elle, se réjouissant que le mécanisme de protection civile a permis de déplacer sur le terrain « des avions, des hélicoptères et des pompiers, rapidement, là où on en a le plus besoin ».
La saison 2026 des feux de forêt est déjà exceptionnelle, dans le mauvais sens du terme, confirme la Commission. « À la fin du mois de juillet, la superficie brûlée était déjà deux fois et demi au-delà de la normale en Europe ».
14h00 : Une zone au nord-est reste difficile à maîtriser
L’incendie des Hautes Fagnes n’était pas encore fixé lundi. Le feu est contenu, mais le front nord-est reste difficile à maîtriser en raison de son accès compliqué, a expliqué lundi le porte-parole du Service public de Wallonie, Nicolas Yernaux.
L’incendie est maintenu là où les opérations de lutte contre le feu ont permis de le contenir, mais il n’est pas encore fixé, a précisé le porte-parole. Il n’a pas véritablement progressé durant la nuit et le bilan reste à 3.000 hectares brûlés. Des reprises de feu se produisent en de nombreux endroits.
Le front nord-est, vers Montjoie (Monschau), reste particulièrement difficile à maîtriser en raison de l’accès compliqué à cette zone de tourbières. Les moyens terrestres ne peuvent y intervenir.
Les moyens aériens jouent donc un rôle essentiel dans la lutte contre les flammes à cet endroit. Un hélicoptère Chinook néerlandais a entamé sa rotation lundi, tandis que deux hélicoptères de la police fédérale, deux engins allemands et deux norvégiens devraient aussi contribuer aux opérations ce lundi. Les deux hydravions suédois actifs depuis dimanche après-midi contribuent aussi aux opérations.
Les précipitations intervenues récemment ont eu peu d’impact sur l’incendie, selon M. Yernaux. L’objectif est notamment d’empêcher le feu de gagner les zones boisées, a-t-il dit.
13h50 : Pour Groen, les risques climatiques doivent être intégrés dans la politique de sécurité
Alors qu’un incendie ravage les Hautes Fagnes depuis la fin de la semaine passée, le président de Groen, Aimen Horch, appelle à ce que la résilience climatique occupe une place à part entière dans la politique de sécurité belge.
« Ceux qui donnent aujourd’hui le meilleur d’eux-mêmes sur le terrain doivent également pouvoir compter sur les pouvoirs publics. Sur un matériel suffisant, sur l’expertise adéquate et sur des plans prêts à être mis en œuvre avant même qu’une crise comme celle-ci n’éclate. La solidarité est notre force. La préparation relève de la responsabilité des pouvoirs publics », insiste-t-il.
Pour le président des écologistes flamands, la résilience climatique doit être intégrée de manière structurelle dans la politique de sécurité. Ce qui implique des moyens suffisants pour la protection civile et la lutte contre les feux de forêt, une capacité aérienne garantie pour lutter contre les grands incendies et une politique cohérente en matière de gestion de la nature et de l’eau. Le Centre d’évaluation des risques climatiques doit par ailleurs se voir attribuer une place permanente dans l’architecture de sécurité nationale. Quant au Conseil national de sécurité, il doit accorder une attention systématique aux risques climatiques.
« Nous connaissons les risques qui nous menacent. Nous devons donc organiser notre pays en conséquence. Aujourd’hui, la sécurité ne concerne pas seulement nos frontières, mais aussi notre capacité à faire face à une inondation, une vague de chaleur ou un grand incendie de forêt qui frapperait notre territoire », poursuit M. Horch.
Également dans l’opposition, Anders souhaite lui aussi que des leçons soient tirées de cette catastrophe naturelle et que notre pays se prépare à des événements similaires à l’avenir. Selon le député Arthur Orlians, un échange de vues avec le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin doit être organisé en commission de la Chambre.
12h48 : La forêt domaniale de l’Hertogenwald, à Membach, interdite d’accès
La bourgmestre de Baelen, Nathalie Thönnissen, va prendre un arrêté en vue d’interdire l’accès à la forêt domaniale de l’Hertogenwald, située à Membach, sur son territoire, indique la commune sur les réseaux sociaux.
Cette interdiction vise à éviter qu’un feu ne se déclare dans la plus importante forêt domaniale du pays, qui s’étend sur plus de 12.000 hectares, dont 415 sont situés sur la commune de Jalhay et 414 sur celle de Limbourg.
« Si l’Hertogenwald est étroitement associé aux Hautes Fagnes, ce n’est pas uniquement parce que cette forêt jouxte et ceinture, pour une bonne part, ce qui est devenu la réserve naturelle des Hautes Fagnes, mais c’est surtout parce que l’enrésinement s’est fait au détriment des landes marécageuses qui couvraient la totalité du plateau », indique la commune sur son site internet.
12h00 : Le Roi Philippe sur place
Le Roi est arrivé sur les lieux selon la RTBF. Il est au Centre de crise de Vottem. Là, il doit être informé de la situation.
Le souverain a été accueilli sur place par le ministre-président wallon Adrien Dolimont, le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin, le vice-Premier ministre Jan Jambon et le gouverneur de la Province de Liège Hervé Jamar.
Ce dernier a d’abord dressé un portrait de la situation dans les Fagnes, qu’il a qualifiée de « plus positive que les jours précédents », avant de présenter au Roi le dispositif qui a été mis en place afin de combattre les flammes, précisant que des centaines d’hommes, « quels que soient les services, se trouvaient sur place non-stop ».
Après avoir salué toutes les personnes présentes dans ce centre de crise, le souverain a félicité chaleureusement tous les services de secours et évoqué « un moment difficile pour la Belgique », espérant que « cet épisode tragique sera vite derrière nous », a-t-il ajouté.
Le Roi Philippe a ensuite pris la direction du village de Sourbrodt, sur la commune de Waimes, où les pompiers ont installé leur nouveau centre de commandement rue de Bosfagne. Son arrivée est attendue aux alentours de 14h.
11h29 : Deux intervenants légèrement blessés, les pompiers évoquent leur épuisement
« Lors de la première journée des opérations, le 14 août, un intervenant s’est blessé au niveau du dos. Un second intervenant s’est ensuite blessé et souffre d’une entorse à la cheville », ont communiqué les autorités provinciales, précisant qu’il s’agit de blessures légères.
De son côté, Marc Gilbert, le président de la Fédération royale des pompiers de Belgique, témoigne de l’épuisement des services de secours. « Après quatre jours de lutte acharnée, de jour comme de nuit, contre les flammes, les organismes sont épuisés. Lorsque la lutte est aussi longue, la récupération est très compliquée, voire inexistante », explique-t-il.
11h24 : Plusieurs nationales demeurent fermées à la circulation
La N68 (entre Eupen et le Mont Rigi), la N672 (après Jalhay) et la N676 (après Sourbrodt) sont notamment fermées au trafic, tout comme la route menant vers la Gileppe.
Les autorités provinciales conseillent aux poids lourds de passer par l’Allemagne ou de rester sur l’autoroute E40 vers Eupen.
En outre, selon les pompiers sur place, certains axes peuvent être bloqués en raison de la chute d’arbres, pouvant ralentir la progression des services de secours.
Il est recommandé d’éviter autant que possible la région en raison d’une situation pouvant évoluer rapidement.
11h15 : Le feu est contenu là où les secours peuvent intervenir
L’incendie est contenu dans les secteurs accessibles aux services de secours, indiquent lundi les services du gouverneur de la province de Liège. Il s’agit précisément du front de flammes progressant vers le sud-est.
Durant la nuit, le feu a toutefois continué à gagner du terrain dans une zone inaccessible aux équipes à pied, où les moyens aériens prennent le relais en journée.
Cette progression est néanmoins restée limitée grâce à des vents plus favorables et aux précipitations tombées en fin de nuit.
« Aujourd’hui, demain ou après-demain, on espère que le feu sera fixé », indique René Dahmen, chef de cantonnement au Département de la Nature et des Forêts (DNF) à Elsenborn.
11h12 : Les riverains pas autorisés à réintégrer leur habitation, pas d’autre évacuation prévue
Les villages évacués durant les 48 dernières heures à la suite de l’incendie qui frappe les Fagnes depuis vendredi ne peuvent toujours pas être réintégrés, a indiqué lundi matin le gouverneur de la Province de Liège dans un communiqué.
Les conditions actuelles ne permettent toujours pas d’autoriser les habitants évacués de Sourbrodt (Waimes), Leykaul et Küchelscheid (Bütgenbach) à regagner leur domicile en toute sécurité, est-il confirmé. Aucune autre évacuation n’est pour l’heure prévue.
10h40 : La lutte aérienne reprendra en journée
Neuf appareils en tout devraient être en service dans les airs : les deux avions suédois « Air Tractor » déjà actifs depuis dimanche après-midi, les deux hélicoptères de la Police fédérale, quatre nouveaux hélicoptères venus d’Allemagne et de Norvège, ainsi qu’un seul des deux Chinook néerlandais qui ont été actifs ce week-end.
La lutte depuis les airs n’a pas encore repris ce lundi matin, mais cela aura lieu en journée. On évoque la « mi-journée », mais la météo jouera également un rôle. Il faut également organiser et coordonner le travail des différents appareils, en assurant la sécurité des pilotes et du personnel, mais aussi gérer de manière optimale le ballet du captage d’eau.
10h25 : Le président des pompiers plaide pour une flotte aérienne européenne
Marc Gilbert, président de la Fédération royale des pompiers de Belgique, plaide pour la création d’une flotte européenne d’engins aériens qui pourrait être mobilisée par les États membres confrontés à des incendies de grande ampleur.
« Individuellement, les pays n’ont pas les moyens d’acquérir du matériel et des engins aériens. Que l’Europe constitue une flotte collective ! », réclame Marc Gilbert, qui dénonce le sous-financement des services d’incendie. « Les deux hélicoptères de la police, c’est déjà très bien, mais cela ne suffit pas. Il faut agir rapidement ! », insiste-t-il.
Une revendication partagée par la CSC Services publics, qui demande elle aussi un refinancement des services. « La solidarité entre services ne peut pas devenir un modèle structurel destiné à compenser le manque de moyens de chacun d’entre eux. »
Marc Gilbert insiste également sur le statut des hommes du feu. « On compte environ 6.000 pompiers professionnels pour 12.500 volontaires. Il faut absolument inverser cette proportion pour arriver à deux tiers de professionnels et un tiers de volontaires », estime-t-il.
Le président de la Fédération souligne l’engagement sans relâche des volontaires, qui exercent un métier parallèlement à leur activité au service de la population. « Bientôt, être pompier volontaire sera considéré comme une tare par les employeurs, qui paient le salaire de leurs travailleurs alors que ceux-ci quittent leur emploi pour partir en intervention. »
Marc Gilbert s’interroge enfin sur l’indemnisation des agriculteurs mobilisés dans les Fagnes, au même titre, selon lui, que les pompiers volontaires. « Les heures prestées ne seront pas payées, mais qui va prendre en charge le matériel endommagé lors de cette intervention ? Sans eux, la situation serait encore bien pire. Le matériel endommagé doit leur être indemnisé », conclut-il.
8h26 : Le Roi bientôt en visite sur les lieux
Dans un communiqué de presse du palais royal, il est indiqué que le Roi se rend en province de Liège « pour rencontrer les équipes mobilisées pour lutter contre les incendies dans la région des Hautes Fagnes et assurer la sécurité de la population ».
Il se rend d’abord au centre de crise provincial à Vottem pour être informer de l’évolution de la situation. Il ira ensuite au « centre de coordination établi sur les lieux des incendies, pour témoigner son soutien aux personnes engagées sur le terrain et prendre la mesure de l’ampleur des dégâts. »
8h21 : L’Allemagne met deux hélicoptères à disposition de la Belgique
L’armée allemande a mis deux hélicoptères NH-90 à disposition de la Belgique dans le cadre de la lutte contre l’incendie qui ravage les Fagnes, a indiqué lundi le ministère allemand de la Défense. La mise à disposition des deux appareils commence ce lundi et est initialement prévue pour sept jours.
Les deux hélicoptères sont équipés d’un « bambi bucket », un réservoir d’eau permettant de déverser 2.000 litres à chaque vol.
8h21 : La pluie et le vent aident à contenir la progression du feu dans les Fagnes
Il pleut enfin dans les Fagnes. La pluie était très attendue par les services de secours qui luttent depuis quatre jours contre un gigantesque incendie, l’un des plus importants qu’ait connus la Belgique.
« Le vent favorable et la pluie aident à contenir la progression des flammes », indique un intervenant, qui précise que le village le plus proche du sinistre est Kuchelscheid. Malgré les deux kilomètres qui le séparent de l’incendie, celui-ci n’est pas menacé. Ses habitants ont toutefois été évacués samedi et n’ont pas encore pu regagner leur domicile.
« Là où il est possible d’intervenir avec des moyens terrestres, le feu est contenu », conclut-il.
6h52 : L’incendie ne progresse plus vers la frontière allemande
L’incendie qui ravage la réserve naturelle des Fagnes, en Belgique, ne progressait plus en direction de la frontière allemande tôt lundi matin, indique l’agence de presse allemande DPA. De faibles pluies, des vents calmes et une forte humidité facilitaient le travail des pompiers.
« C’est une bonne nouvelle pour nous », a déclaré un porte-parole des pompiers depuis le poste de commandement de Kalterherberg, qui fait partie de la ville allemande de Monschau (Montjoie).
6h35 : La pluie tombe
Selon des journalistes de la RTBF présents sur les lieux, la pluie serait en train de tomber dans les Fagnes, ce qui faciliterait le travail des secours.
Annulations, fermetures, retours précoces : le secteur touristique pare au plus urgent avec l’incendie dans les Hautes Fagnes1h12 : Evacuation
Dans un communiqué publié vers 22h30, la mairie de cette ville de 12.000 habitants a exigé l’évacuation immédiate de deux rues du quartier du Kalterherberg, qui borde la frontière, « compte tenu de la propagation actuelle du feu et des fumées » ainsi que des prévisions météorologiques. « Cette mesure vise à protéger la population. L’évolution de l’incendie est évaluée en continu », a-t-elle ajouté.
Des notifications d’alerte ont été envoyées aux habitants, pour qui un centre d’accueil temporaire a été mis en place dans une école.
Plus tôt dans l’après-midi, les autorités avaient déjà recommandé de quitter les lieux, quand le front de flamme se situait à 1,5 kilomètre de la frontière allemande et à 1,8 kilomètre de la zone habitée la plus proche. Dans l’après-midi, la ville de Montjoie pointait que les flammes ne devraient pas atteindre le territoire allemand mais qu' » une forte pollution de l’air à cause des fumées » serait à prévoir.
Les pompiers d’Aix-la-Chapelle et de la région viennent en appui à la lutte contre l’incendie, ajoute le communiqué actualisé.
Les autorités belges avaient déjà ordonné l’évacuation de la localité de Küchelscheid, à 10 minutes en voiture de Montjoie. Le feu y est désormais en grande partie maîtrisé, ont annoncé dimanche les autorités locales à la chaîne de télévision publique WDR.
L’incendie en cours dans les Fagnes a ravagé près de 3.000 hectares et n’était pas encore maîtrisé dimanche soir. C’est l’un des pires de l’histoire récente du pays. À l’été 1911, quelque 3.900 hectares avaient alors été réduits en cendres.
OOh24 : Utilité des masques FFP2
Ces masques connus de tous depuis la pandémie de coronavirus sont prioritairement destinés aux intervenants, a détaillé dans la soirée le gouverneur de la province, Hervé Jamar, dans un communiqué.
« Un masque FFP2 peut être utile et est conseillé aux personnes qui doivent travailler ou se trouver aux abords de l’incendie, notamment les intervenants opérationnels, les agriculteurs venus en appui et les autres renforts, ainsi qu’aux personnes qui doivent impérativement sortir dans les zones fortement touchées par les fumées », renseigne ce communiqué.
Pour la population en général, il est recommandé de surveiller la qualité de l’air via le site Wallonair et de suivre les conseils de l’Aviq