Donald Trump dit qu’il va déclarer que le détroit d’Ormuz est « un territoire des Etats-Unis »
S’il a bel et bien embarqué à bord du Air Force One devant journalistes et caméras, le président a ensuite été exfiltré à l’aide d’un camion de restauration, utilisé pour approvisionner l’avion sur le tarmac, pour ensuite rejoindre un Air Force C32-A. La raison ? Une menace iranienne, jugée sérieuse par les services secrets américains.
Une fois arrivé au Royaume-Uni, le président a réintégré le nouvel Air Force One, ni vu, ni connu. Une technique de leurre maintes fois utilisée auparavant, qui pose pourtant problème : les journalistes à bord de l’Air Force One, visé par la menace, n’ont jamais été mis au courant, ni du danger, ni de l’absence du président américain.
« On ne nous a jamais donné la possibilité de consentir à être utilisés de cette manière », ont confirmé plusieurs journalistes présents lors du vol au Washington Post. « Nous ne sommes pas les services secrets, nous n’avons pas accepté ce poste pour risquer notre vie afin de protéger le président. »
Pour bon nombre de membres de la presse, par son manque de transparence et d’explications, la Maison Blanche a brisé un lien de confiance entre le groupe de journalistes accompagnant le président et l’institution. Si la presse est, par défaut, consentante à un certain nombre de risques en accompagnant le président, l’absence de communication ainsi que les risques encourus, rétrospectivement, ont suscité la colère des journalistes.
Au moment du décollage depuis la Turquie, plusieurs journalistes avaient pourtant remarqué certaines irrégularités liées au vol. Notamment, un camion d’approvisionnement très proche de l’avion, la demande du staff américain de baisser les visières des hublots, ainsi que l’attitude de Donald Trump, pressé et peu loquace.
Des détails qui, aujourd’hui, prennent tout leur sens, laissant la majorité des journalistes accompagnant le président avec un goût amer en bouche, une fois de plus.