Le Kondaa, le Tiki Waka ne sont plus couverts par un permis

Conséquence : le parc pouvait ouvrir sur base d’un permis de 2015, mais sans les nouvelles attractions et installations horeca construites après. Le Kondaa, la plus haute et rapide montagne russe du Benelux, le Tiki Waka, Fun Pilote ou encore le Popcorn Revenge ne sont en effet plus couverts, depuis l’arrêt, par un permis. Ils sont en infraction urbanistique.

Ce n’est toutefois pas le cas du Mecalodon, la montagne russe familiale ouverte en 2025, et du Dock World, qui font l’objet d’un permis séparé délivré le 9 novembre 2023 par le collège communal wavrien. Ce permis fait toutefois l’objet d’un recours au Conseil d’État. En septembre 2024, celui-ci rejetait la demande de suspension émise par l’ASBL Les Versants de la Dyle et trois riverains, mais il doit encore se prononcer sur leur demande d’annulation.

Malgré cette situation administrative délicate, Walibi a toutefois continué à exploiter pleinement son parc.

Il faut dire que les vacances judiciaires approchaient et qu’il y avait peu de chance, si une plainte avait été émise, qu’une décision tombe avant qu’un nouveau permis soit délivré au parc.

Car en cas d’annulation d’un permis par le Conseil d’État, l’autorité compétente se voit à nouveau saisie du dossier. La commission de recours des implantations commerciales organise une audition des parties prenantes ce mardi 18 août, et devrait délivrer un nouveau permis dans les jours qui suivent.

Combien de contrôles de bruit ?

Lors de cette audition, le débat portera sur les deux points qui ont mené le Conseil d’État à annuler le permis, à savoir la question du contrôle du bruit et de l’étendue d’une condition particulière en matière de bruit concernant la sonorisation amplifiée électroniquement.

Pour résumer, dans le permis, il n’est pas clair si une étude de bruit doit être réalisée deux fois par an ou uniquement lors de l’apparition de nouvelles attractions.

« Nous défendrons une option adoptée en novembre 2018 par la même commission, qui avait délivré un permis imposant un contrôle de bruit par mois, quand le parc est exploité », explique Maître Denis Brusselmans, l’avocat des riverains et des Versants de la Dyle.

Ces contrôles sont réalisés via des sonomètres installés dans diverses propriétés voisines du parc, les plus impactées par les nuisances sonores.

Une condition qui s’impose aux restaurants ou à tout le parc ?

Quant à l’étendue de la condition en matière de bruit, le permis fait référence à un restaurant. Une « erreur de plume » mais selon les requérants, cette condition doit s’appliquer à tout l’établissement, soit le parc d’attractions, tandis que pour Walibi, ce sont les restaurants, au pluriel donc, qui sont concernés. Le nouveau permis devra éclaircir ce point.

Une fois que celui-ci sera délivré, toute personne intéressée pourra introduire, dans un délai de 60 jours, un recours auprès du Conseil d’État si elle relève, à ses yeux, ce qui pourrait constituer une illégalité.

Nous avons tenté, sans succès, de joindre le parc pour commenter cet arrêt du Conseil d’État.