
Publié le 17 août à 09h49
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Alors que la sécheresse impacte fortement les voies navigables européennes, la Belgique adapte son organisation pour limiter les conséquences sur le trafic fluvial, mais reste vigilante face à une situation critique.
Même si la pluie a fait un timide retour ce lundi, le contexte n’est pas favorable à l’extinction de ces incendies. La sécheresse généralisée touche toute l’Europe, et impacte la navigation. Les débits des fleuves et rivières sont amoindris en raison des niveaux à la baisse. Les péniches doivent parfois limiter leur cargaison pour éviter de toucher le fond. Mais en Belgique, il n’y a quasiment pas de limitations pour l’instant.
Les cours d’eaux belges sont pourtant aussi impactés par la sécheresse. Le niveau de nos cours d’eau est anormalement bas et les débits sont amoindris : seulement 21 mètres cubes par seconde pour la Meuse à Visé la semaine passée, contre 200 mètres cubes par seconde habituellement. Pourtant, il n’y a pas de problème pour poursuivre la navigation pour l’instant, a explique Sara Salamone ce lundi matin sur bel RTL.
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Seule une portion de la Sambre à Monceau est actuellement limitée à 1,80 mètre de tirant d’eau, contre 2,50 mètres en temps normal.
Alors, comment expliquer la poursuite des activités fluviales ? C’est grâce à notre organisation. En fait, notre réseau est très riche en écluses et en barrages : 15 sur la Meuse et 8 sur la Sambre. Ils permettent aux autorités de réguler le débit des eaux. À chaque éclusage, il y a forcément de l’eau relâchée en aval ; mais des systèmes de pompes permettent de récupérer une partie pour la renvoyer en amont.
Ensuite, pour minimiser les pertes d’eau, les voies hydrauliques ont demandé aux bateaux de se regrouper. Ils franchissent ensemble les écluses, ce qui permet de limiter le nombre de passages.
Les Lacs de l’Eau d’heure, une énorme réserve d’eau
Enfin, les Lacs de l’Eau d’Heure jouent un rôle crucial de cette bonne gestion : ils forment une énorme réserve d’eau et lorsque cela est nécessaire, les vannes sont ouvertes pour améliorer le débit de la Sambre, et donc indirectement celui de la Meuse.
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Malgré ces bonnes pratiques, la situation reste critique. Si la sécheresse se poursuit dans les 15 prochains jours, les autorités estiment qu’elles devront allonger encore le temps d’attente aux écluses. Elles devront aussi solliciter davantage la réserve des lacs de l’Eau d’Heure, qui n’est pas infinie. Et, à moyen terme, nous ne sommes pas à l’abri de restrictions, comme c’est le cas chez nos voisins européens.
