Le Mondial de Romelu Lukaku

« Il a été exceptionnel dans le don de lui-même sur le terrain. Et dans son état d’esprit, il a été incroyable. C’est quelqu’un avec qui j’ai beaucoup discuté. Pour moi, il y a presque un sentiment de filiation avec lui parce que c’est un émotif. […] C’est un grand monsieur. Il ne s’est pas laissé emporter par son statut, ni par son envie légitime de commencer les matchs. »

Sa gestion des cadres

« J’étais là pour gagner les matchs, pas pour leur faire plaisir. Je ne connais pas la manière dont les autres sélectionneurs ont travaillé. Ce que je sais, c’est que je n’ai pas hésité à les sortir contre le Sénégal. Et ça ne m’a pas empêché non plus de les mettre sur le banc contre les États-Unis. De Bruyne a été exceptionnel sur le banc contre les États-Unis, en encourageant constamment ses équipiers et en fêtant les buts inscrits : la grande classe ! »

Son arrivée chez les Diables

« Dès la signature, je savais que je venais pour une mission bien claire. […] Je pense que je serais bien resté. Mais je pense que ça aurait été, de mon côté, une décision de confort. Et le confort est souvent un mauvais conseiller. Parce que je connaissais le groupe, parce qu’on venait de passer 18 mois ensemble, parce que je m’étais pris d’affection pour ce groupe de joueurs et pour le pays aussi. […] Je pense que ce n’est pas manquer d’humilité de dire qu’on a remis la Belgique sur la carte du football mondial, parce qu’elle n’y était plus depuis 2018. C’est aussi simple que ça. Donc mission accomplie. Et c’est bien de passer à autre chose. »

La fin de son aventure

« Les deux parties ont dit stop. On était d’accord sur le fait de ne pas continuer parce que je n’ai pas senti que Vincent Mannaert allait dans mon sens. Et, pour que les choses soient très claires, c’est important : on n’a parlé ni de durée de contrat ni d’argent. Moi, je voulais pouvoir travailler dans de bonnes conditions. On a mis notre Mondial à risque à cause de certaines blessures ou maladies qui n’ont pas été gérées correctement. Je me dis donc que je ne pouvais pas continuer en prenant le risque de revivre les mêmes choses. »