Encore des coups de feu à Molenbeek-Saint-Jean : l’auteur interpellé

Pieter Elsen souligne que « dans des conditions normales », c’est-à-dire lorsqu’il pleut régulièrement, « les égouts bruxellois débordent une à trois fois par mois. Les eaux usées se mélangent alors aux eaux de pluie, qui se déversent ensuite dans la Senne et le canal ». Le dernier débordement remonte à fin juillet, explique-t-il, mais les sédiments contiennent encore beaucoup de matière organique.

Il est donc essentiel de « retenir autant que possible les eaux de pluie hors du réseau d’assainissement » afin d’éviter ce que l’on appelle le « débordement », poursuit M. Elsen. « Le débordement résultant du mélange des eaux de pluie et des eaux usées apporte beaucoup de matière organique, ce qui favorise la prolifération des algues. De ce fait, les poissons ne reçoivent plus d’oxygène ».

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Pieter Elsen n’affirme pas que ce débordement est à coup sûr la principale source des algues vertes. « Nous ne pouvons pas l’identifier sans équivoque comme le principal responsable », mais City To Ocean espère néanmoins, grâce à une nouvelle campagne intitulée « Disconnect your Roof », détourner autant que possible les eaux de pluie du réseau d’assainissement. « Nous nous rendons chez les particuliers pour rénover leurs citernes ou installer des systèmes de drainage et d’infiltration des eaux dans leur jardin ».