Les portes du Motocultor s’apprêtent à se refermer et l’heure d’un premier bilan a sonné pour cette 17e édition, la quatrième en terre carhaisienne. Du côté de la fréquentation : « Avec 61 000 personnes, dont 53 500 entrées payantes, nous enregistrons notre deuxième meilleure affluence. La baisse s’explique par la diminution des pass quatre jours – environ un millier de moins – compensée par une augmentation de 28 % du nombre de festivaliers à la journée », analyse le directeur du festival, Yann Le Baraillec.

Avec 61 000 personnes dont 53 500 entrées payantes, le directeur du Motocultor Festival, Yann Le Baraillec, se réjouit de la deuxième plus grande affluence de l’événement.Avec 61 000 personnes dont 53 500 entrées payantes, le directeur du Motocultor Festival, Yann Le Baraillec, se réjouit de la deuxième plus grande affluence de l’événement. (Le Télégramme/Baptiste Avril)Féminisation et préparation des 20 ans

Le fondateur se félicite également de la présence accrue d’artistes féminines sur scène avec « une augmentation de 50 % par rapport à l’année passée » avec un total de 17 groupes comportant au moins une musicienne, selon notre décompte. Yann Le Baraillec a par ailleurs évoqué la première annonce de groupes révélée dans la matinée pour la prochaine édition. Il a laissé entendre que des groupes ayant joué lors de la toute première édition en 2007 pourraient être de la partie afin de célébrer les 20 ans, et que « des discussions avaient été engagées ».

Des aménagements qui font peau neuve

Le directeur a aussi rappelé les évolutions du festival : le Metal Camp Square, le dispositif nocturne de réduction des risques et l’aménagement d’un espace partenaires. Un point stratégique sur lequel il s’est arrêté : « Nous avons une cinquantaine de partenaires aujourd’hui. Nous aimerions arriver à 200 d’ici quelques années afin de pérenniser le festival. C’est pourquoi, nous allons continuer à faire évoluer cet espace ». Sur la réduction des risques, le dirigeant s’est montré prudent, n’évoquant que quelques interventions sur les premières nuits, pour ce dispositif dédié à la prise en charge des personnes alcoolisées ou sous l’empire de stupéfiants.

Devant le groupe français Mass Hysteria, le public était déchaîné, lors du deuxième jour du Motocultor, vendredi 14 août.Devant le groupe français Mass Hysteria, le public était déchaîné, lors du deuxième jour du Motocultor, vendredi 14 août. (Le Télégramme/Justin Picaud)Les bénévoles lèvent la voix

L’occasion pour le patron de saluer l’implication des 1 400 bénévoles qu’il décrit comme « la force vive du festival ». Pourtant, le son de cloche n’est pas tout à fait le même chez les principaux intéressés. Depuis le début du week-end, plusieurs voix ont fait remonter des couacs aux niveaux des accès, de la gestion des shifts et des repas. De son côté, Yann Le Baraillec assure se soucier des conditions de chacun, tout en reconnaissant avoir « réduit un peu la voilure face à certains abus pour préserver la santé économique du festival ». Résultat : certains bénévoles hésitent à rentrer Carhaix dans le GPS pour l’été prochain. Reste à savoir si les échanges futurs seront suffisamment constructifs pour que tout rentre dans l’ordre.

Chanteur et guitariste d’Airbourne, Joël O’Keefe a débarqué sur la scène principale du Motocultor avec l’énergie que ses fans lui connaissent.Chanteur et guitariste d’Airbourne, Joël O’Keefe a débarqué sur la scène principale du Motocultor avec l’énergie que ses fans lui connaissent. (Le Télégramme/Baptiste Avril)Des prestations survoltées sur la plaine

Sur la plaine de Kerampuilh, les festivaliers n’ont pas ménagé leurs efforts durant quatre jours : passage obligatoire par le merchandising, cervicales soumises à rude épreuve pendant le headbanging et pogos jusqu’au bout de la nuit.

Coté programmation, on ne peut que retenir la prestation des Français de Mass Hysteria qui a ravi un public chauffé à blanc et le hard rock explosif d’Airbourne. L’événement a aussi permis de belles découvertes avec le post-black metal de Gaerea et la confirmation d’étoiles montantes comme les Français de Revnoir et les Norvégiennes de Witch Club Satan. Une page se referme sur cette 17e édition, mais l’histoire continue sur la plaine carhaisienne, le regard déjà tournée vers l’anniversaire des 20 ans.