Après les décibels, place à la verdure et au bruit de l’eau. À seulement trois kilomètres du site du Motocultor Festival le camping municipal de la Vallée de l’Hyères à Carhaix a offert aux métalleux une parenthèse loin de l’effervescence. Ici, chacun choisi sa formule pour souffler — de la simple tente posée au bord de l’Hyères jusqu’aux cabanétapes, roulottes et mobil-homes pour ceux qui cherchent davantage de confort. Cette quête de quiétude a conquis tout particulièrement les quarantenaires et cinquantenaires qui enchaînent plusieurs jours de concerts. « C’est adapté à notre âge », rigolent certains habitués. Pour Thierry, Christophe et Erwan, venus des Yvelines, de Brest et de Rennes, le lieu s’est imposé comme une évidence : « Nous avions trouvé un gîte à 45 minutes, c’était trop loin. Ici c’est parfait, c’est calme et cela nous permet de couper pendant quelques heures. Et puis on a pu installer notre frigo, c’est parfait pour les bières ! ».
Le confort avant tout
Outre le calme, les commodités du site font l’unanimité. Douches, sanitaires, bar-restaurant et équipements personnels apportent un agrément très apprécié. Installés « comme chaque année » à l’emplacement 13 avec leurs drapeaux régionaux, Tony, Sylvain, Olivier et Sébastien, venus de Rouen et de Chartres, assument pleinement ce choix : « Le camping du festival, c’est bien quand tu as 17 ans », plaisantent-ils autour de leur plancha et d’un frigo affichant déjà quinze ans de Hellfest au compteur. « On aime bien notre petit confort ».
La simplicité d‘accès et d’installation séduit aussi Éric, « cinq Motocultor et dix-huit Vieilles Charrues au compteur ». Le Concarnois, a misé sur la cabanétape : « C’est plus simple, pas de tente à monter. Qu’il fasse beau ou pas, on est à l’abri ».
Vincent, Nicolas, Thibaud, Magali et Alex viennent pour la deuxième année au camping de la vallée de l’Hyères. (Le Télégramme/Nathalie Com)
« On aime notre confort de cinquantenaire » expliquent Iwan, Laurent et François, attablés au bar du camping. (Le Télégramme/Nathalie Com)
Venus de Tours et de l’Île d’Yeu pour la deuxième année consécutive, Vincent, Nicolas, Thibaud, Magali et Alex ne cachent pas leur plaisir : « On vient pour le confort, c’est le premier truc. Ici c’est très bien, c’est calme et ce n’est pas cher ». Le petit groupe, qui préfère aujourd’hui « la convivialité de Carhaix » au mastodonte qu’est le Helffest « trop cher trop commercial », apprécie particulièrement de pouvoir déconnecter sans contrainte logistique.
La navette, le vrai plus du séjour
Car le véritable argument de poids, salué par l’ensemble des campeurs, reste la navette qui relie directement le camping au site du Motocultor. Elle permet de laisser la voiture au parking pour toute la durée du séjour, « d’éviter la fatigue inutile et de profiter des soirées en toute liberté ». Nico, Manu, Jerem, Seb et Dono, venus de Nantes et du Calvados, s’en félicitent. « La navette est très importante : la première année, on le faisait à vélo, c’était plus sportif ! ».
Après les décibels, place à la verdure et au bruit de l’eau. (Le Télégramme/Nathalie Com)
Au petit matin, autour d’un café, Iwan, Laurent et François, venus de Roscoff, résument parfaitement l’esprit de ces métalleux qui ont choisi de dormir au vert : « La navette c’est primordial. Ensuite, on aime notre confort de cinquantenaires… Il y a un âge à tout ! ». Entre l’intensité des concerts et la douceur de la Vallée de l’Hyères, ils ont trouvé l’équilibre parfait.