Au sein du barreau, la situation serait connue de longue date. Un avocat carolorégien, cité anonymement par RTL, considère que cette configuration pose question, indépendamment des relations actuelles entre les deux personnes concernées.
Un lien « indissociable »
Sur le plan juridique, Me Henri Laquay, spécialiste du droit pénal, rappelle auprès de RTL que la justice doit être impartiale, mais aussi en présenter l’apparence. Selon lui, l’existence d’un enfant entre la magistrate et l’avocat constitue un lien « indissociable » susceptible d’altérer cette apparence de neutralité aux yeux du public et des prévenus.
Contactée par RTL, Gilone Tordoir, présidente du tribunal de première instance du Hainaut et responsable de l’organisation des magistrats au sein de sa juridiction, a répondu : « Je ne manquerai pas de prendre toutes dispositions utiles le cas échéant. » Une réponse que Me Laquay juge insuffisante, estimant que la question de l’apparence d’impartialité se pose déjà.
Enfin, Thierry L’Hoir, bâtonnier du barreau de Charleroi, indique pour sa part être attentif aux questions d’incompatibilités et de conflits d’intérêts. Il souligne toutefois que lorsqu’un magistrat est concerné, la question relève également du chef de corps, les compétences des différentes autorités étant distinctes.
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