Une partie de pêche a viré au drame dans le Doubs. Un homme de 66 ans a été retrouvé mort dans l’étang du Bois du Roy, à Trévillers, dans la nuit de samedi à dimanche. C’est un autre pêcheur, intrigué par du matériel abandonné sur place et surtout par une paire de tongs flottant à la surface de l’eau, qui a donné l’alerte.
Les faits se sont produits dans la nuit du 15 au 16 août. Vers 20h40, un témoin a contacté les gendarmes après avoir constaté une situation pour le moins inquiétante. Il avait aperçu plus tôt dans la journée la victime et un autre homme en train de pêcher. Mais vers 20h30, les deux hommes avaient disparu, alors que leurs affaires étaient toujours installées au bord de l’étang.
En s’approchant de l’eau, le pêcheur a alors remarqué une paire de tongs retournées à environ 1,50 mètre de la berge. « Elles ne bougeaient pas du tout, comme si elles étaient toujours portées par quelqu’un », a expliqué le procureur de la République de Montbéliard, Paul-Edouard Lallois.
Face à cette scène inhabituelle, les secours et les gendarmes ont déployé d’importants moyens pour retrouver le disparu. Après plusieurs heures de recherches, le corps d’un homme a finalement été repêché entre 2 heures et 3 heures du matin.
La victime, âgée de 66 ans et née en Yougoslavie, résidait à Maîche, à quelques kilomètres seulement du lieu du drame.
Une importante alcoolisation évoquée
Les premières constatations n’ont pas permis de relever de traces de coups. Une marque a toutefois été découverte sur le dessus du crâne. Elle pourrait correspondre à un choc contre une roche située au fond de l’étang.
Les enquêteurs ont également retrouvé « plusieurs bouteilles et canettes vides » à proximité des cannes à pêche. Selon le procureur, ces éléments pourraient laisser penser que le sexagénaire était fortement alcoolisé au moment des faits.
Une autopsie ainsi que des analyses toxicologiques doivent permettre d’éclaircir les circonstances exactes de son décès.
À ce stade, les enquêteurs privilégient la piste d’un accident. Une enquête pour rechercher les causes de la mort a été ouverte. Le compagnon de pêche de la victime, qui se trouvait avec elle dans l’après-midi, doit également être entendu. Le parquet précise toutefois qu’à ce stade, « sa responsabilité n’est pas engagée ».