Si l’on nous avait dit qu’un jour, Bruxelles serait victime de surtourisme… Ce week-end, la capitale belge a fait salle comble. Plus de 700 000 touristes, nombreux venus de l’étranger, sont venus voir le tapis de fleurs sur la Grand-Place. Organisé tous les deux ans, cet événement connaît un succès croissant et offre à la capitale belge une formidable vitrine touristique l’international.
Ce tapis de fleurs booste également l’économie locale : hôtels et restaurants en profitent à plein, commerces du centre-ville également. Sur le terrain, certains touristes en sont sortis dégoûtés. « Bruxelles, c’était horrible », commente un couple de Bretons parents d’une fille de quatre ans à peine et de passage à Bruxelles dans le cadre d’un road-city-trip d’une quinzaine de jours. Après Bruges – qu’ils ont adoré -, ils ont fait halte dans la capitale ce week-end avant de filer à Mons puis Lille.
« Il y avait tellement de monde qu’on avait du mal à se déplacer. Surtout avec la poussette. Nous nous sommes sentis oppressés, presque pas en sécurité tant il y avait du monde ». Tous trois sont certainement venus le « mauvais jour » – ils ne savaient pas qu’il y avait le tapis de fleurs – mais ne reviendront pas de sitôt dans la capitale.
Un cas à part, très certainement mais, à l’image de villes ultra-touristiques comme Venise ou Barcelone, Bruxelles doit être capable d’anticiper une telle foule. Pour que le tapis de fleurs ou d’autres événements touristiques de grande ampleur continuent à séduire un maximum de touristes et, surtout, à les inciter à revenir.
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