Pour le MR, Pierre Bourdeaud’huy défend l’abstention de son parti « par l’absence de subsides. Surtout quand on répète que la commune n’a plus d’argent. Je crains que les aides financières nous passent sous le nez. »

Jacques Dupire (Ensemble Citoyens) répond qu’il y a urgence, « vu l’état des peintures. Il faut concrétiser maintenant pour ne pas devoir recommencer l’étude de faisabilité. »

Le Triptyque de Saint-Martin : « L’œuvre est remarquable et trop méconnue »

L’échevin confirme : « On a fait plusieurs demandes de subsides. Connaissant le marché de la restauration d’œuvre d’art, je suis agréablement surpris du montant, raisonnable vu l’état actuel du Triptyque. L’œuvre est remarquable et trop méconnue. Son intérêt patrimonial est majeur, son intérêt touristique aussi », reprend Amaury De Lannoy.

Qui en a la jouissance ? La paroisse comme l’évoque Bernard Hellin (MR) ou le citoyen ? Et surtout, où sera-t-il exposé s’il est restauré ? « Il faudra le mettre en valeur. Mais on aura ce débat après l’intervention », répond l’échevin.

La question d’une participation financière de la fabrique d’église a été soulevée par l’opposition. Question balayée par la majorité. Le patrimoine majeur que constitue le Triptyque « dépasse le cadre de la religion », détaille Vincent Duchâteau (Ensemble Citoyens).

La majorité confiante

PS et MR ont demandé – en vain – à reporter le point après avoir pris connaissance du budget et des potentiels subsides décrochés. « Ici, on lance le marché à l’aveugle », déplore Michel Devos (PS). « On veut avoir un dossier ficelé », ajoute Bernard Hellin (MR).

La majorité répond qu’elle avance pas à pas. Amaury De Lannoy se dit confiant sur la possibilité de financer l’intégralité de la restauration. « L’œuvre est un élément remarquable du patrimoine. Se pose la question de savoir si on le défend farouchement ou si on le laisse tomber », conclut Jacques Dupire.