Il dit qu’il voulait « faire peur »

Très rapidement, Jules est pris à partie par une maman et sa fille. Il s’agit de la mère et de la sœur d’Abdelhakim, un jeune homme âgé de 17 ans au moment des faits, déjà trop bien connu des forces de police et de la Justice.

Quand l’échauffourée éclate, Abdelhakim regagne rapidement son domicile. Il dit vouloir prévenir son père mais il se saisit également d’un marteau. De retour sur les lieux, il assène directement un violent coup de marteau à l’arrière du crâne de Jules.

A l’audience, le jeune homme avait expliqué qu’il avait pris le marteau « pour faire peur ». Ce n’était assurément pas la vision de MeEtienne Gras, avocat de la victime, qui évoquait même une « tentative d’assassinat ».

Cinq ans avec sursis en première instance

Le 16 janvier dernier, le tribunal correctionnel de Namur n’a pas retenu la préméditation mais a quand même condamné Abdelhakim pour une tentative de meurtre. La peine ? Cinq ans de prison mais la sanction était assortie d’un sursis probatoire. Il s’agissait d’une série de conditions à respecter pour éviter au jeune homme un retour par la case prison.

Cette sanction, jugée bien trop clémente, avait choqué Jules, ses proches mais aussi pas mal d’autres observateurs.

La partie civile ne peut cependant pas interjeter appel. Par contre, le parquet peut saisir la juridiction supérieure et c’est bien cette trajectoire qui a été empruntée.

L’affaire est donc revenuedevant la cour d’appel de Liège. Et récemment, l’instance a rendu un arrêt avec une sanction bien plus lourde à l’encontre d’Abdelhakim.

Dans son arrêt, la cour est revenue sur »l’extrême gravité des faits » et le « mépris pour la vie d’autrui ». L’instance a souligné « les conséquences dramatiques » pour la victime dont »certaines sont irrémédiables ».

« Dangerosité sociale »

Pour la juridiction, ces faits portent même « une atteinte très grave à la paix sociale et à l’ordre public ». L’arrêt fait également référence au rapport d’expertise psychiatrique qui a mis en évidence chez Abdelhakim « des traits de personnalité inquiétants » et une »dangerosité sociale caractérisée ». La cour rappelle les antécédents de l’agresseur, pourtant encore mineur au moment des faits. Le 10 mai 2022, il était condamné à une peine de travail de cent heures. Et quatre jours, il portait le coup terrible sur le crâne de sa victime.

Pour toutes ces raisons, la cour d’appel a donc sensiblement revu la peine à la hausse en condamnant Abdelhakim à une peine de six ans de prison, en retirant toute mesure de sursis.