Le projet Kepplair72 va-t-il coiffer toute la concurrence ? Oui et non car le projet de bombardier d’eau n’est pas identique à un Canadair ou au projet belge Seagle. Le Kepplair72 fait le plein d’eau à terre et pas en écopant sur un lac, un fleuve ou une mer. Les instigateurs du projet sont partis d’un avion polyvalent dans lequel on aménage un kit incendie capable de larguer 7,5 tonnes d’eau. « Il se pose sur un aéroport ou une piste et peut redécoller en 12 minutes. » Ce qui semblerait être un désavantage est présenté comme un atout par Marc Hallaert. « Un Canadair ne vole que 50 minutes alors qu’un ATR vole 4 heures Un Canadair, c’est 25 000 $ par heure de vol, nous, c’est 5 000 $.

Quand vous écopez en mer, vous bombardez de l’eau salée qui freine le renouvellement des plantes pendant 10 ans. »

Un avion modulable avec plusieurs kits

Techniquement, c’est un kit incendie qui sera aménagé dans l’ART72. Ensuite, il pourra aussi être modifié avec des kits complémentaires comme un avion cargo, du transport de troupe de l’évacuation sanitaire « avec une table d’opération »

Les premiers tests de largage d’eau seront effectués cette année, l’objectif étant de présenter l’avion au salon du Bourget (Paris, juin 2027). « On espère faire rapidement 12 avions pour inonder le marché avant que les autres n’arrivent… »

Un industriel belge pourrait-il être partenaire du projet ? Marc Hallaert avance être en pourparlers avec un partenaire belge pour des pièces de réservoir.