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Le premier usage belge de ChatGPT n’est pas une catégorie homogène. »
ChatGPT joue les couteaux suisses
Actuellement, le rôle numéro un de ChatGPT consisterait plutôt à donner des conseils. La catégorie baptisée « conseils pratiques » par OpenAI représente 36,3 % des messages belges, contre 32,1 % au niveau mondial.
Les IA commencent-elles à échapper à leurs propres garde-fous ?
Mais un détail a son importance : la catégorie est immense. OpenAI y mélange les questions de type « comment faire », l’aide pour apprendre, la recherche d’idées créatives, mais aussi les sujets liés à la santé, au sport, à la beauté ou au bien-être. « Le premier usage belge de ChatGPT n’est pas une catégorie homogène. Il mélange l’aide à la décision, l’apprentissage et le bien-être personnel », résume Xavier Degraux.
Ce qu’il reste du « collègue virtuel »
Pendant près d’un an, la part des conversations professionnelles a doucement diminué. Puis, quelque chose s’est passé à l’été 2025. En deux mois, la proportion de messages liés au travail a perdu une bonne dizaine de points en Belgique. Elle tournait encore autour de 37 % en mai avant de tomber à environ 25 % en juillet. Depuis, elle se maintient grosso modo entre un quart et un tiers des conversations. Pourquoi ce plongeon ? Difficile de le savoir. Un nouveau public aurait pu débarquer, les habitudes évoluer ou la manière dont OpenAI classe les messages changer, comme le souligne Xavier Degraux.
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Dans le privé, on demande. Au travail, on fait produire. »
Le contraste entre bureau et vie privée est en revanche beaucoup plus parlant. « Dans le privé, on demande. Au travail, on fait produire. » Quand les Belges l’utilisent pour travailler, il y a en effet une mission qu’ils semblent particulièrement aimer lui confier : écrire.
Dans le détail, cette catégorie représente 41,9 % des échanges professionnels belges. Mais, encore une fois, la catégorie est large : correction d’un texte, reformulation, résumé, argumentaire, traduction… OpenAI range tout cela dans le même panier. « Dans un pays à trois langues officielles, où une part du travail de bureau consiste à faire passer un texte du néerlandais au français ou vers l’anglais, ce détail n’est pas anodin », ajoute l’expert.
Attention, enfin, à ne pas faire dire aux chiffres ce qu’ils ne disent pas. Une baisse de la part des conversations professionnelles ne signifie absolument pas que les Belges travaillent moins avec ChatGPT. OpenAI ne publie ici aucun volume. « Une part de messages professionnels qui recule dans un ensemble qui grossit reste compatible avec un nombre absolu de messages professionnels en hausse », insiste Xavier Degraux. Cela pourrait donc tout aussi bien vouloir dire que les usages personnels ont, eux, progressé beaucoup plus vite.