Plus spectaculaire encore, la revente d’une voiture, sur le marché de l’occasion, ne nécessitera plus de passage au contrôle technique. Enfin, le délai de réparation après un refus au contrôle (carte rouge) sera porté de deux semaines à deux mois alors qu’un défaut mineur n’entraînera plus d’obligation de revisite. Toutes ces mesures n’ont qu’un objectif affiché : réduire les listes d’attente devant les centres de contrôle technique. Et un espoir moins ouvertement avoué : faire de solides économies. Selon certaines estimations, 500 inspecteurs pourraient passer à la trappe dans les contrôles techniques flamands.
Les automobilistes flamands fréquenteront moins le contrôle techniqueLes doutes de Touring ?
Mais ce double objectif pourrait bien ne pas être atteint. Touring s’attend en tout cas à ce que de nombreux automobilistes de Bruxelles et de Wallonie choisissent de présenter leur véhicule dans un centre de contrôle technique automobile du nord du pays à partir du mois de septembre.
Les automobilistes restent en effet libres de choisir leur centre de contrôle technique. « Nous nous attendons à ce que beaucoup optent pour la Flandre, car le certificat de contrôle technique y est valable plus longtemps que dans les autres régions », indique l’association.
Le ministre wallon de la Mobilité, François Desquesnes (Les Engagés), avait déjà mis en garde, il y a quelques mois, contre le « tourisme du contrôle technique ». Touring plaide dès lors pour l’application des mêmes règles sur tout le territoire.