Les moustiques tigres, vecteurs de maladies comme la dengue et le chikungunya, sont de plus en plus présents en France. Face à ce défi sanitaire, 60 Millions de consommateurs a testé 15 sprays répulsifs pour déterminer lesquels offrent la meilleure protection.
Lemoustique tigre n’est plus seulement un désagrément lors des soirées d’été. Présent dans de nombreux départements français, il peut transmettre des virus comme ceux de la dengue et du chikungunya, faisant de la prévention un véritable enjeu de santé publique. Pour se protéger, les sprays répulsifs restent l’une des solutions les plus utilisées, mais tous ne se valent pas.
Entre le 1er mai et le 30 novembre 2025, 809 cas autochtones de chikungunya et 30 cas autochtones de dengue ont été recensés en France, rappelle 60 Millions de consommateurs. Face à cette situation, les répulsifs cutanés se multiplient, aux côtés des bougies, bracelets et autres gadgets. Mais quels sprays sont réellement efficaces et offrent plusieurs heures de protection ? Pour le savoir, le magazine a soumis 15 répulsifs à des tests en laboratoire.
Spray anti-moustique efficace en 2026 : ce que montrent les tests en laboratoire
Selon le magazine, un essai comparant 15 répulsifs cutanés suit un protocole inspiré des tests d’UFC-Que Choisir : une quantité standard de produit est appliquée sur l’avant-bras de volontaires, puis le bras est plongé dans une cage remplie de moustiques affamés. Les techniciens mesurent ensuite la durée de protection, jusqu’au moment où deux moustiques se posent sur lapeau traitée. Voici les principaux résultats du test :
1. Cinq sur cinq – IR3535
2. Biovectrol – DEET
3. Insect Écran – 20 % d’icaridine
4. Autan – 10 % d’icaridine
DEET, icaridine, IR3535 : les molécules qui protègent le mieux
Trois substances actives sortent du lot pour la peau : DEET, icaridine et IR3535. Les produits qui les contiennent disposent d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) en tant que biocides, recensée par l’Anses. Cette AMM encadre la toxicité mais, comme le rappelle 60 Millions, elle « n’est pas prédictive de l’efficacité du produit ». La durée réelle dépend aussi du dosage et des autres ingrédients.
Les alternatives d’origine végétale sérieuses utilisent des huiles d’Eucalyptus citriodora ou de Cymbopogon winterianus hydratées et cyclisées. Dans le comparatif, ces sprays ne déméritent pas face aux molécules de synthèse. Tout autre chose pour le géraniol et les huiles essentielles non modifiées : un produit comme Mousti’Pic Propos’Nature ne protège qu’environ deux heures, et NeoBulle, qui en contient 0,2 %, arrive en queue de classement.
Comment bien choisir son spray répulsif ?
Avant de mettre un spray dans le panier, il faut décoder l’étiquette. La substance active et sa concentration constituent l’information clé, bien plus parlante que la mention « tropical » ou que la simple présence d’une AMM. Un code UFI permet aux centres antipoisons d’identifier la formule, mais manque encore sur certains produits. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) déconseille aussi les mentions floues du type « naturel » ou « non toxique ».
Substance active + concentration en %
Durée annoncée et mention « jusqu’à »
Restrictions d’âge, grossesse et allaitement
Nombre maximal d’applications par jour