L’ancien Palais de Justice de Lyon est, depuis ce lundi, le lieu de tournage de Projet K, un long-métrage sur la traque de Klaus Barbie, menée pendant 10 ans par les époux Klarsfeld. Il est produit par la plateforme américaine Netflix.

Un casting international

Dany Boon et Diane Kruger sont réunis à l’écran pour interpréter le duo emblématique formé par Serge et Beate Klarsfeld, selon nos confrères du Film Français. Le média britannique Screen Daily précise également que Tim Roth (Pulp Fiction, entre autres) rejoint la distribution.

Yvan Attal assure la réalisation et co-signe le scénario avec Laurent Turner, tout en co-produisant le long-métrage via sa société Films Sous Influence aux côtés d’Antoine Pezet et Jérôme Corcos pour NAC Films.





Diane Kruger devant sa loge, ce mercredi 19 août. Photo Le Progrès

Diane Kruger devant sa loge, ce mercredi 19 août. Photo Le Progrès








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Dany Boon, en chemise blanche, interprète Serge Klarsfeld. Photo Le Progrès

Dany Boon, en chemise blanche, interprète Serge Klarsfeld. Photo Le Progrès








De nombreux figurants s'apprêtent à tourner une scène le palais des 24 colonnes, ce mercredi 19 août matin. Photo Le Progrès

De nombreux figurants s’apprêtent à tourner une scène le palais des 24 colonnes, ce mercredi 19 août matin. Photo Le Progrès








Diane Kruger joue, elle, Beate Klarsfeld, sa femme. Photo Le Progrès

Diane Kruger joue, elle, Beate Klarsfeld, sa femme. Photo Le Progrès








Le film est, en partie, tourné à Lyon. Ici dans le Palais de Justice, où a eu lieu le procès de Klaus Barbie après sa traque pendant dix ans par les époux Klarsfeld. Photo Pascal Piérart

Le film est, en partie, tourné à Lyon. Ici dans le Palais de Justice, où a eu lieu le procès de Klaus Barbie après sa traque pendant dix ans par les époux Klarsfeld. Photo Pascal Piérart








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De nombreux figurants s'apprêtent à tourner une scène le palais des 24 colonnes. Photo Le Progrès

De nombreux figurants s’apprêtent à tourner une scène le palais des 24 colonnes. Photo Le Progrès








Assise de dos, Beate Klarsfeld est présente sur le tournage. Elle a été saluée par Diane Kruger à son arrivée au maquillage, ce 19 août. Photo Le Progrès

Assise de dos, Beate Klarsfeld est présente sur le tournage. Elle a été saluée par Diane Kruger à son arrivée au maquillage, ce 19 août. Photo Le Progrès








Le film retracera l'histoire des deux chasseurs de nazis Serge et Beate Klarsfeld. Photo Maxime Jegat

Le film retracera l’histoire des deux chasseurs de nazis Serge et Beate Klarsfeld. Photo Maxime Jegat








L'Allemande Diane Kruger a été choisie pour intégrer l'équipe du film. Photo Sebastien Nogier EPA

L’Allemande Diane Kruger a été choisie pour intégrer l’équipe du film. Photo Sebastien Nogier EPA








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Le Britannique Tim Roth, fait lui aussi, partie du casting dévoilé. Photo Adam Vaughan EPA

Le Britannique Tim Roth, fait lui aussi, partie du casting dévoilé. Photo Adam Vaughan EPA








Le réalisateur français Yvan Attal a réuni une équipe internationale d'acteurs de renoms pour son film dédié à l'histoire des chasseurs de nazis Serge et Beate Klarsfeld. Photo Fred Dugit, Le Parisien

Le réalisateur français Yvan Attal a réuni une équipe internationale d’acteurs de renoms pour son film dédié à l’histoire des chasseurs de nazis Serge et Beate Klarsfeld. Photo Fred Dugit, Le Parisien








Dany Boon donnera la réplique à Diane Kruger dans le film dirigé par Yvan Attal. Photo Joël Philippon

Dany Boon donnera la réplique à Diane Kruger dans le film dirigé par Yvan Attal. Photo Joël Philippon




Le cinéaste maîtrise particulièrement le sujet historique pour avoir lui-même incarné le rôle de Serge Klarsfeld dans le téléfilm La Traque sorti en 2008.

Dix ans de traque

La production Netflix, précise les grandes lignes du scénario : « Rien ne prédestinait Beate, Allemande, et Serge Klarsfeld, juif français, à se rencontrer. Mais leur amour et leur soif de justice vont les pousser à traquer sans relâche Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo à Lyon. Une quête de dix ans menée envers et contre tous les pouvoirs en place. »

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L’histoire des Klarsfeld résonne fortement avec la mémoire lyonnaise, marquée par la tenue du procès Barbie au Palais de Justice et par la présence du couple à Lyon lors du dépôt du fonds Jean-Lévy aux Archives métropolitaines.

Un tournage entre trois pays

Débuté ce 17 août 2026, dans le Palais de Justice notamment, ce tournage d’envergure doit se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. Dans les ruelles du Vieux-Lyon métamorphosées pour l’occasion, les prises de vues se déroulent dans une confidentialité stricte, sur un plateau fermé au public ou à la presse.

Les équipes de production poseront leurs caméras à Lyon et à Paris, mais s’installeront également en Belgique et en Bolivie.

Une production Netflix soutenue localement

Aurélie Malfroy-Camine, responsable de l’accueil des tournages chez Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma, détaille : « Nous n’avons pas coproduit ou co-financé le film. Étant donné que c’est un film original Netflix, il est considéré comme étranger et donc ne peut pas bénéficier de financements régionaux. Le réalisateur et une partie du casting sont pourtant bien français. »

La responsable précise l’accompagnement logistique apporté sur place : « Nous les accompagnons cependant dans le recrutement d’équipes techniques comme pour le décor par exemple et dans la recherche de figurants. »

Quels sont les lieux du tournage à Lyon ?

Pour recréer l’ambiance de l’époque et accueillir la logistique d’une telle production, plusieurs lieux stratégiques de la métropole lyonnaise sont mobilisés. Les caméras d’Yvan Attal se sont installées au Palais de Justice (où s’est tenu le véritable procès de Klaus Barbie) ainsi que dans les ruelles du Vieux-Lyon, notamment sur la place Saint-Jean où une scène d’envergure réunissant des dizaines de figurants serait en cours de préparation.

Une trentaine de camions et de bungalows techniques ont pris possession du quai Romain-Rolland, de la rue de la Bombarde, de la place Paul-Duquaire et de la promenade Annie et Régis-Neyret, où le stationnement est strictement interdit du 12 au 21 août. Les préparatifs d’habillage, de maquillage et de coiffure se sont, quant à eux, installés dans l’ensemble scolaire Aux Lazaristes- La Salle sur la place Saint-Jean, transformé pour l’occasion en vestiaires géants et salles d’accueil de la figuration.