Entretien avec le coureur wallon, très serein avant de prendre le départ de la première étape promise aux sprinters ce mercredi, pour ce qui pourrait être un Mondial des spécialistes de la dernière ligne droite avec, excusez du peu, Tim Merlier, Jasper Philipsen, Jonathan Milan, Olav Kooij, Dylan Groenewegen, Biniam Girmay, Pavel Bittner, Soren Waerenskjold, Sam Welsford et bien d’autres. Dont Arnaud De Lie.
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Je me sens prêt pour la fin de saison !
Arnaud, à la fin du mois de juillet, à votre rando, vous ne saviez pas comment vous projeter par rapport à votre prochaine course, celle de Hambourg. Mais vu la prestation, dimanche, on imagine que vous êtes rassuré ?
Oui, j’y étais vraiment bien. Je n’ai pas ramené le résultat espéré, mais je me sentais fort, notamment dans les bosses. C’est vrai qu’à ma rando, je n’étais pas encore super. Je sentais que cela revenait, mais je ne prenais pas encore beaucoup de plaisir sur le vélo. Je devais un peu me forcer pour aller rouler. Mais cela a porté ses fruits. Cela confirme les bonnes sensations à l’entraînement de ces derniers temps. Cela promet une belle semaine ici, sur ce Renewi Tour, que j’apprécie avec son toujours chouette parcours.
Récemment, Adrien Petit, un de vos directeurs sportifs, nous a dit que le fait de ne pas avoir fait le Tour de France pouvait être un avantage au niveau de la fraîcheur mentale en fin de saison…
Je pense que c’est pour se rassurer qu’on se dit ça… Cela se passait bien les autres années avec le Tour de France dans les jambes. Maintenant, c’est juste différent, il faut gérer autrement. Cette année, même si mon Tour n’avait pas vraiment commencé, j’en suis ressorti cassé physiquement et mentalement. Mais là, je me sens prêt pour la fin de saison !
Vous avez un important bandage à la jambe droite… Vous êtes blessé ?
« Oh, ça, ce n’est rien ! J’ai glissé à l’entraînement, mais ce n’est vraiment pas très important. Je l’avais déjà à Hambourg. C’est encore un peu ouvert, mais ce bandage, c’est plus par sécurité. »
L’officialisation de votre transfert vers Tudor, c’est un soulagement ?
« Oui. Pour mon équipe actuelle et pour moi, c’est important d’être fixé. Mais il me reste encore une belle fin de saison, que j’aborde avec de l’ambition avec Lotto-Intermarché qui m’a beaucoup apporté. »
Une décision prise avec la raison, pas avec les sentiments
Quels sont vos liens avec Fabian Cancellara, le manager de votre future équipe ?
C’est marrant parce que beaucoup disaient que j’étais fan de Tom Boonen quand j’étais jeune. C’est vrai que j’aimais bien sa manière de courir, mais j’étais un peu plus fan de… Fabian Cancellara. Mais ce n’est pas vraiment cela qui m’a décidé. À un moment, dans une carrière, il faut savoir prendre des décisions avec la raison et pas avec les sentiments. C’était le bon moment, je pense, pour voir autre chose. Découvrir quelque chose de nouveau. Tudor a vraiment un beau projet, à la hauteur de mes attentes. Il y avait d’autres équipes possibles aussi, mais après quatre ou cinq rencontres avec Tudor, j’ai opté pour cette formation. J’avais besoin d’écrire une nouvelle page.
Il y aura des personnes de votre entourage qui vont vous accompagner ?
Non. Si tu changes d’équipe tout en gardant les mêmes coéquipiers, ce n’est pas vraiment écrire une nouvelle page…