Youri Tielemans, Jérémy Doku, Amadou Onana ou Charles De Ketelaere ont été les premiers trouvés. Mais voilà aujourd’hui un sac entier de diamants – datant pour la plupart de 2004 ou 2005 – toujours en train d’être polis, mais déjà revendus à des prix démentiels. Roméo Lavia (né en 2004/62 millions d’euros) a été le premier. Zeno Debast (2003/18 millions), Mike Penders (2005/20 millions), puis Arthur Vermeeren (2005/20 millions) ont suivi. Avant cet été 2026 de folie.

Le premier transfert vers un grand club de… ©IPM Graphics
Mika Godts (né en 2005) vient de signer contre plus 50 millions d’euros au Paris Saint-Germain. Puis Diego Moreira (2004) a suivi ce mardi en rejoignant le Milan AC pour cinq ans contre un chèque d’un montant équivalent (hors bonus). Et ce n’est pas terminé.
Malick Fofana (2005) pourrait être prochainement prêté (5 millions d’euros) à l’AS Rome avec une clause d’achat obligatoire (de 30 millions), alors que Matias Fernandez-Pardo (2005), Joaquin Seys (2005) et Lucas Stassin (2004) espèrent tous boucler un gros transfert avant la fin du mercato. Sans oublier Nathan Ngoy (2003) ou Kyriani Sabbe (2005) qui attendront plutôt 2027.
Deux à trois fois plus chers
Et leur prix d’achat explosera celui de leurs prédécesseurs de la génération dorée. Hormis l’exception d’Eden Hazard (35 millions d’euros), aucun joueur n’a coûté à l’époque plus de 22 millions d’euros lors de son premier transfert vers un grand club européen (voir tableau ci-contre). Désormais, ce sont les « moins chers » d’entre eux qui atteignent ces sommes, malgré un âge moyen de transfert plus bas (21 ans) que leurs aînés (22,5 ans).
Mais ces nouveaux diamants plus chers sont-ils pour autant plus prometteurs ou plus appréciés que l’or d’il y a dix ou quinze ans ? On peut en tout cas légitimement s’enthousiasmer pour l’avenir des Diables rouges, mais la réponse sera donnée sur le terrain. Car l’inflation naturelle tient une grande partie de l’explication, surtout en comparaison avec le début des années 2010.
De manière générale, les clubs disposent de moyens de plus en plus importants (grâce aux primes, aux droits TV) et la concurrence crée une explosion des prix, souvent disproportionnés. De même, les transferts sont désormais considérés comme de vrais investissements – surtout auprès des jeunes (comme Jesse Bisiwu, acheté à seulement 18 ans par le FC Barcelone) – qui amèneront un jour une plus-value encore plus forte.
Les clauses et les contrats – dont la durée a tendance à augmenter (5, 6 ou 7 ans) – obligent par ailleurs les clubs à proposer des sommes encore plus hautes. Matias Fernandez-Pardo, qui a signé jusqu’en 2029, se retrouve d’ailleurs bien embêté, puisque Lille ne veut pas le laisser partir à moins d’au moins 50 millions d’euros. Mais ne dit-on pas que c’est aussi lorsqu’ils sont gardés dans l’ombre que l’on remarque les diamants les plus brillants ?