Vous rentrez de vacances en Italie? Vous avez été ralentis ou bloqués dans des bouchons sur l’autoroute, à cause de travaux? Désormais, il est possible d’obtenir un remboursement auprès du concessionnaire. Il s’agit d’une première européenne, selon l’autorité italienne des transports.

Imaginez la scène: vous remontez vers la Suisse, la voiture est chargée, vous avez encore des centaines de kilomètres devant vous. Puis le panneau apparaît: travaux. Les voies se resserrent. La file ralentit. Vous avancez mètre par mètre.

Depuis le 1er juin, si le retard est assez important et lié à un chantier, un remboursement peut être demandé. C’est le principe du service payé, service rendu. L’Autorité italienne des transports veut ainsi inciter les concessionnaires à mieux prévoir les travaux, à mieux informer les conducteurs et à limiter les perturbations.

Remboursement total ou partiel

Concrètement, l’automobiliste qui perd du temps se voit rembourser une partie ou la totalité du péage. Deux exemples: sur un trajet de plus de 50 kilomètres, il faut au moins quinze minutes de retard lié à un chantier. Et en cas de blocage complet, trois heures d’arrêt donnent droit au remboursement intégral.

Il faut toutefois remplir certaines conditions. Et surtout, s’inscrire ou déposer une demande en ligne sur le site ou l’application du concessionnaire, selon son moyen de paiement.

Pour l’instant, le système est lancé sur trois réseaux: Autostrade per l’Italia, la liaison du Val d’Aoste et l’autoroute tyrrhénienne.

Après le drame du pont Morandi

L’ombre du pont Morandi explique aussi ce nouveau système. Son effondrement à Gênes en 2018 avait fait 43 morts. Le sinistre avait révélé des défaillances dans la surveillance et l’entretien du réseau. Ce remboursement s’inscrit ainsi dans l’Italie de l’après-Morandi: davantage de contrôles, davantage de travaux et une exigence nouvelle envers les concessionnaires.

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Le retour de vacances est le premier test grandeur nature. La mesure doit s’élargir d’ici à la fin de l’année: dès le 1er décembre, elle couvrira aussi les trajets qui passent d’un concessionnaire à l’autre.

Vincent Stocklin/lia