Qui n’apprécie pas le sentiment que procure l’achat d’une nouvelle voiture ? Sentir l’odeur du cuir neuf, découvrir les différentes options, la montrer à ses amis, être surpris par la maniabilité, l’espace ou la vitesse. Que de beaux moments. Pour le Belge Mike, patron de sa petite entreprise « Audio Mastery », c’est ce bonheur là qu’il recherchait et qu’il pensait vivre lors des premiers jours qui ont suivi l’achat de son nouveau véhicule.
En novembre 2024, le quinquagénaire fait l’acquisition d’un utilitaire pour son entreprise. Une Mercedes Vito qu’il a obtenue pour la modique somme de 80.000 euros auprès du garage de sa région, à Boortmeerbeek, dans le Brabant flamand. « Avant, j’achetais toujours des utilitaires japonais, mais pour mon activité d’installateur hi-fi, je voulais une Mercedes, pensant ne pas avoir de problèmes », explique-t-il à nos confrères de HLN.
Sauf que voilà, dès la livraison Mike remarque que quelque chose ne va pas. Un peu plus d’un an après, le véhicule a réalisé pas moins de 14 allers-retours au garage pour diverses réparations. « La caméra de recul numérique et l’éclairage intérieur ne fonctionnaient pas dès les premiers jours. J’ai immédiatement ramené le véhicule au garage. Cinq jours plus tard, je l’ai récupéré réparé. »
Une situation ubuesque qui a de quoi rendre totalement dingue le chef d’entreprise : « J’ai constaté à plusieurs reprises que le véhicule n’était pas restitué en meilleur état, mais modifié ou davantage endommagé. Un expert a examiné la porte électrique qui ne ferme pas : selon lui, il s’agit d’un défaut de fabrication. Mais le garage ne l’admettra jamais. On vous mène en bateau et on vous traite comme un moins que rien. La preuve ultime, je l’ai eue quand ils m’ont proposé un prix de reprise ».
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase
En une année, le quinquagénaire en a vu de toutes les couleurs : portes coulissantes électriques qui vibrent ou ne se ferment pas selon la température et l’humidité, bruit de cliquetis sous le siège passager « à devenir fou »… Chaque réparation signifiant plusieurs jours sans véhicule, avec un impact professionnel important.
Mais la goutte d’eau qui a fait déborder le vase survient le 25 novembre 2025, sur le chemin du retour, un message signale une perte de pression du pneu arrière droit. Il constate alors que la jante est endommagée et que le pneu est percé à l’intérieur. Selon lui, ces dégâts n’étaient pas présents avant l’intervention. « J’avais déposé le véhicule pour le port USB et le bruit au siège. Le garage m’a dit qu’il serait envoyé chez un tiers. Il a dû se passer quelque chose pendant le trajet. »
Mike cherche alors à vendre son véhicule. Après un rendez-vous avec le responsable de la succursale, on lui présente le prix de rachat d’un tiers : 24 000 euros, une offre beaucoup trop basse. Quelque temps plus tard on lui propose « un super-prix », à 39 000 euros, toujours la moitié de son prix d’achat. Un montant trop faible pour Mike qui a confié le dossier à ses avocats, afin d’obtenir une solution correcte.