Louis Vandendriessche

Par Louis Vandendriessche

Publié le 20 août à 06h00

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Dans un contexte économique déjà tendu, les prix du gaz et du diesel risquent de s’envoler. Alors que le détroit d’Ormuz reste bloqué, les stocks font défaut à l’approche de l’automne et les experts se préparent axu pires scénarios. Explications avec Amélie Schildt et Anna Lawan.  


Plus de deux euros le litre de diesel à la pompe, et autour de 1,80 € pour l’essence : des prix élevés qui ne surprennent plus des clients résignés. « Ce n’est pas l’uagmentation qui me prive de rouler, je ne fais que ce que j’ai besoin », « Pour ceux qui ont de grandes voitures, ça doit être compliqué », « Je n’ai pas le choix, je dois réduire mes trajets », peut-on entendre autour d’une pompe à Auderghem. Sur ce graphique, l’évolution du prix des carburants, depuis le mois de juin.

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Tout l’été, ils n’ont fait qu’augmenter et selon les experts, les prévisions sont loin d’être réjouissantes, notamment concernant le diesel, dont la production est de plus en plus impactée par la guerre en Iran.   « On voit que les prix augmentent. Sans amélioration au Moyen-Orient, ces prix risquent de continuer à augmenter, simplement parce que les usines qui produisent ce diesel sont davantage perturbées par la situation actuelle », résume Charlotte de Montpellier, économiste chez ING. « Il y a vraiment une crise du diesel très significative qui est en train de se créer et qui s’aggrave de jour en jour parce que les stocks de diesel diminuent de jour en jour », renchérit Damien Ernst, professeur à l’ULiège. Le gaz. est aussi en première ligne. En raison du conflit au Moyen Orient, les stocks en vue de l’hiver n’ont pas été constitués. « On doit encore faire beaucoup d’achat de gaz au niveau européen pour cet hiver, or, le détroit d’Ormuz est toujours bloqué et ces achats se font à un prix élevé et celui-ci va se répercuter sur la facture du consommateur », détaille Charlotte de Montpellier.




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Selon les scénarii les plus pessimistes, un ménage pourrait payer 600 euros de plus cette année pour le gaz, par rapport à l’an passé, 800 euros pour le diesel. « C’est une situation très sérieuse et les gens ne s’en rendent pas compte. Cela va se traduire par une flamébée des prix très significatives », alerte Damien Ernst.

Mais une tension économique accrue, pourrait aussi pousser les Etats Unis et l’Iran à trouver un accord, comme ce fut le cas au mois de juin, de quoi alors relâcher la pression sur les prix.



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