Prérequis disculpatoire : on se croit encore un poil trop jeune que pour écrire comme un vieux grincheux décliniste. Néanmoins, on trouve fort regrettable que la compréhension de la danse des petite et grande aiguilles, transmise de génération en génération (par Flik Flak interposée, pour ce qui nous concerne), se dissolve dans les pixels de leur smartphone.

Les moins pessimistes diront que ce n’est pas si méchant. Après tout, qui écrit encore en cursive ? Qui retient encore un numéro de téléphone ? Certes. Sauf que lire l’heure, c’est comprendre que le temps est un mouvement, pas une notif. C’est visualiser qu’il avance, se structure en quart ou en demie, qu’il file, se divise. Une montre à aiguilles raconte une histoire ; un écran, lui, émet une donnée. Puis, ça n’a rien d’un vestige du passé ! On ne parle pas ici d’identifier le lien entre une K7 audio et un crayon ou de savoir remonter une Fort T à la manivelle…

Elle est tout de même curieuse, l’époque qui vient, où il faut 10 % de batterie pour savoir si on sera à l’heure à son rendez-vous…