Un navire frappé par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz

Chaque jour, quelque 10 millions de barils – soit à peu près la moitié du volume quotidien d’avant-guerre – ont transité par la voie commerciale pour être injectés sur le marché mondial de l’énergie, selon ces responsables. Outre l’accompagnement des navires à vide dans le Golfe depuis la mer d’Oman, l’armée américaine a également aidé les tankers à charger l’or des pays de la région, puis à repartir avec leur cargaison, toujours via le disputé détroit d’Ormuz.

Levier économique pour l’Iran

Cette « voie du sud » serait en place depuis deux mois, selon l’un des deux responsables. « Les Gardiens de la Révolution iraniens peuvent constituer une nuisance mais ils ne contrôlent pas le détroit. Nous le contrôlons », s’est-il targué.

La fermeture du détroit d’Ormuz est un levier économique important de l’Iran dans la guerre qui l’oppose depuis quasiment six mois aux États-Unis. Auparavant, un cinquième du commerce mondial des hydrocarbures empruntait ce passage, libre de droit. En représailles aux attaques de Washington et Israël, Téhéran a décidé de verrouiller le détroit, entraînant une flambée des coûts du pétrole.

« S’il se met en travers de notre chemin, on va lui bombarder la gueule »: Donald Trump menace ce pays à propos du détroit d’Ormuz

Si les volumes « exfiltrés » par l’armée américaine sont bien moindres qu’avant la fin février, l’impact est toutefois notable sur l’offre mondiale, soutiennent les deux sources d’Axios.