Un nom : Common Quest

L’association Prism ambitionnait de relancer un festival hip-hop à Nantes. Mais l’appellation se faisait désirer. Elle est désormais connue : « Common Quest » se tiendra du jeudi 1er au dimanche 4 octobre, annonce Shirlène Sandemoy, coordinatrice et coprogrammatrice bénévole. « Ce nom s’est construit autour d’une question : qu’avons-nous en commun ? Notre réponse, c’est le hip-hop. » Il renverra certains amateurs à des figures du rap américain telles que Common, A Tribe Called Quest ou Questlove, le batteur de The Roots. Mais l’objectif est clairement affiché : « Une quête commune, du collectif. »

Un état d’esprit

Dans l’idée des organisateurs, ce festival est consacré à « la défense de la culture hip-hop et non à une seule discipline ». Prism considère qu’elle est « un petit peu en perdition » à cause des divisions. « D’où la pluridisciplinarité du festival. »

Une histoire locale et nationale

Impossible d’évoquer un nouveau festival hip-hop à Nantes sans un retour aux racines. Common Quest peut pousser sur un terreau fertile. Celui sur lequel se sont épanouis, entre 2005 et 2025, Hip Opssession, et avant, Energ’hip-hop. Deux événements déjà pluridisciplinaires et identifiés dans toute la France.

Un site : le quartier des Halles sur l’île de Nantes

Le festival a trouvé son point d’ancrage : le quartier des Halles, au sein du village de la Création. Sur l’île de Nantes, cet espace est encadré par les rues de la Noue-Bras-de-Fer, Arthur-III, de La Tour-d’Auvergne et de l’Île-Mabon ; avec des événements dans le hall 1 et 2 de la Samoa, dans le hall 6 ouest de l’université de Nantes et à Magma, le food court qui accueillera les finales des battles de danse.

Une cause

Chaque année, Common Quest veut jouer la carte de l’altruisme en s’associant à une autre organisation. « Et cette année, on fait le choix que ce soit Congo Bolingo, une association très impliquée pour la République démocratique du Congo. Depuis trente ans, c’est la guerre là-bas, et elle vient porter des voix des victimes de l’est de la RDC, dont Goma. Cette association soutient des actions terrain via l’art-thérapie. Elle sensibilise sur la réalité des artistes. »

Une grande place pour la danse

Common Quest tient à cultiver sa différence avec ses ancêtres. Néanmoins, l’héritage des battles de Hip Opsession sera difficile à renier. Justement, vendredi 2 octobre, une première soirée mettra en avant « la transmission », avec « des crews qui forment des nouvelles pépites », précise Shirlène Sandemoy. Prism invite Legiteam Obstruxion, Total Feeling et Immigrandz, des troupes en place depuis trente ans, tout en faisant émerger des jeunes talents, d’année en année. Cette battle mixera du break ainsi que de la danse debout, pour mettre à l’honneur « les disciplines de danse originelles du hip-hop ». Une rencontre sans gagnant.

Le lendemain, samedi 3 octobre, place à la compétition. L’après-midi sera consacré aux qualifications en break et danse debout, en vue de la finale qui aura lieu dans le même esprit, le soir, à Magma « avec DJ Sylaar et Falconn, speaker et MC bien connu de la scène locale ».

Les Manceaux de Legiteam Obstruxion devraient assurer le show, vendredi et probablement samedi, lors des battles de danse. | LITTLE SHAO
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Les Manceaux de Legiteam Obstruxion devraient assurer le show, vendredi et probablement samedi, lors des battles de danse. | LITTLE SHAO

Une belle affiche rap

Côté rap, vendredi 2 octobre sera dédié à une programmation 100 % nantaises. N + 1 et 4Feyder participeront à un clash crew rap en trois manches. Samedi 4 octobre, place aux têtes d’affiche françaises avec Factor X, le groupe constitué d’Ol Kainry, Kamnouze et Jango Jack, et Ul’Team Atom, la formation du rappeur et producteur Grödash.

Une ouverture aux autres disciplines du hip-hop

La culture hip-hop rayonnera plus largement avec des ateliers d’upcycling (recyclage et transformation d’objets) sur le thème de la biodiversité avec Nina Missir, de beatbox (mélodies produites par la bouche et le corps sans instrument ni machine), de beatmaking (création de fonds sonores) et d’écriture rap avec association Kontrat Diction. Un jam graffiti avec l’association 12 000 Prods embellira le mur libre de la Poste, rue de l’Île Mabon.

Un pari ambitieux

Les organisateurs de Common Quest se montrent ambitieux, Ils espèrent attirer 1 500 festivaliers par jour. À elles seules, les finales du battle de danse sont prévues avec une capacité de 800 spectateurs.

Du jeudi 1er au dimanche 4 octobre, premier festival Common Quest, quartier des Halles, sur l’île de Nantes. Renseignements sur Instagram : @commonquest_