Gaëtan Willemsen

Par Gaëtan Willemsen

Publié le 20 août à 10h00

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Cette semaine, Parole de Flic revient sur « la bande à la Subaru ». Des malfrats qui ont mené des dizaines de cambriolages et des vols de voitures à travers le Brabant wallon jusqu’au jour où une technique d’enquête astucieuse a permis aux enquêteurs de les arrêter. L’affaire a marqué la carrière de Bruno Hallaert, notre consultant police, à l’époque membre de la police fédérale. Il la raconte au micro de Florent Vanden Bergh et Alexandre D’Haeseleer.


Dans les années 90, le Brabant wallon connaît une recrudescence des vols avec effraction. Chaque jour ou presque, les commissariats de la région reçoivent des signalements suspects. Une nuit d’été, c’est une propriété de Genval qui va attirer l’attention d’un groupe d’individus. « Trois individus cagoulés et munis d’armes de poing vont pénétrer dans la propriété. Le propriétaire, ayant entendu du bruit, va se porter à la fenêtre et va voir ces trois individus s’enfuir suite à l’arrivée inopinée d’un véhicule de police », se souvient Bruno Hallaert.

A priori, rien d’inhabituel pour l’époque, sauf qu’ici, les suspects sont plus nombreux que d’habitude et lourdement armés. « On s’interroge étant donné que le déploiement de force des auteurs est assez surprenant » avec « trois cagoulés armés », d’autant que « on a affaire ici à un humble assureur. L’intéressé n’a pas de biens exceptionnels chez lui », détaiille notre consultant. Pas de bien exceptionnel hormis une voiture, stationnée dans la cour avant de la propriété. « C’est une Subaru Impreza qui, d’apparence tout à fait classique, est très puissante pour l’époque », ajoute l’ancien policier.

L’idée germe d’éventuellement mettre une balise sur le véhiculeBruno Hallaert, consultant RTL info et ancien membre de la police judiciaire fédérale



Une voiture qui intéresse fortement les enquêteurs, d’autant qu’un groupe de malfrats, baptisé « la bande à la Subaru », commet des vols avec violences depuis des mois sur notre territoire. « Nous avons la conviction que la bande pourrait revenir chercher le véhicule et donc l’idée germe d’éventuellement mettre une balise sur le véhicule. Nous devons alors convaincre le juge d’instruction qui accepte immédiatement et obtenir également la collaboration de la victime qui va chaleureusement nous recevoir à ce sujet-là. Une semaine après, la balise est placée. »

Ensuite, plus rien. Aucun mouvement, aucune trace de suspects, aucune tentative de vol. « On va décider, si rien ne se passe à la fin des fêtes de fin d’année, de retirer la balise afin de la confier à un autre service d’enquête qui pourrait en avoir besoin. C’est le 23 décembre que notre victime, entendant du bruit, un bruit de moteur qui reconnaît bien car c’est le moteur de sa voiture, se porte à la fenêtre et voit la voiture s’en aller. À partir de ce moment-là, il nous prévient et tout se déclenche. »

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Le signal GPS conduit les enquêteurs dans un hangar situé au nord de Bruxelles. Le bâtiment qui sera surveillé pendant près de 24 heures. “À ce moment-là, le juge d’instruction va nous demander d’intervenir et va nous délivrer un mandat de perquisition pour l’endroit. Dans le hangar, nous découvrirons la fameuse Subaru et cinq autres véhicules de luxe”, conclut Bruno Hallaert.

Les véhicules volés seront ensuite restitués à leurs propriétaires respectifs. Les auteurs seront confondus grâce à leurs empreintes et arrêté par les services de police.



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Rixensart (Brabant wallon)