L’épidémie a déjà fait 2.420 morts sur 5.105 cas confirmés, selon les dernières données publiées par l’OMS, faisant de cette flambée d’Ebola la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC, où elle se propage à une vitesse sans précédent.
La semaine dernière, la RDC a demandé la mise à disposition de vaccins Ervebo provenant du stock mondial du Groupe international de coordination (GIC) de l’approvisionnement en vaccins, dont sont membres l’OMS, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et l’ONG Médecins sans frontières (MSF), avec le soutien financier de l’Alliance du vaccin (Gavi).
« Lundi, le GIC a informé le gouvernement de la RDC d’une première mise à disposition immédiate de 70.000 doses », indique l’OMS dans son communiqué.
Les experts de l’OMS ignorent encore si l’Ervebo protège contre la souche Bundibugyo chez l’humain, mais de premières données en laboratoire et sur des animaux suggèrent qu’il pourrait offrir une certaine protection.
Le 7 août, l’OMS avait recommandé d’évaluer dans un essai clinique l’Ervebo, qui est produit par le laboratoire pharmaceutique américain Merck. Les modalités de l’essai clinique ne sont pas encore arrêtées, mais il devrait être mené en RDC, seul pays où la souche Bundibugyo circule actuellement.
Deux vaccins spécifiques contre la souche Bundibugyo sont en phase d’essais cliniques : l’un est développé par le groupe américain Moderna, qui utilise la technologie de l’ARNm, et l’autre par l’université d’Oxford (Royaume-Uni).
Par ailleurs, un vaccin « rVSV Bundibugyo », présenté par l’OMS comme « le plus prometteur », doit être développé par Hilleman Laboratories, organisation basée à Singapour.
Mardi, le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti que l’épidémie est « loin d’être maîtrisée ».
Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.