Jean-Luc Crucke a également évoqué les nécessités matérielles de la Belgique pour lutter contre les incendies, mais aussi sa relation avec Theo Francken, le ministre de la Défense.
Concrètement, on évoque énormément la qualité ou la suffisance du matériel belge en matière de lutte contre les incendies. Que faut-il absolument mettre en place en Belgique ? Les Canadair ont-ils du sens chez nous, par exemple ?
Je ne peux que rappeler ce qui a été dit par le ministre de la Défense à cet égard et je partage son point de vue. D’abord, je le remercie, parce que ce qu’il m’avait écrit dans sa réponse à propos du rapport du CERAC, il l’a ensuite opérationnalisé. À l’époque, Theo Francken m’avait indiqué qu’il réfléchissait à l’achat d’hélicoptères qui pourraient également intervenir en matière de lutte contre les incendies. Ces hélicoptères ont été commandés et deux d’entre eux ont d’ailleurs été mobilisés. C’est intéressant parce qu’on voit bien qu’il y a eu un suivi de la part de ceux qui sont en charge des compétences. J’ai également entendu ce que Theo Francken a dit à propos d’autres types d’hélicoptères, notamment ceux utilisés par les Néerlandais, qui pourraient être plus intéressants en termes de capacité et de volume d’eau transporté. Je pense qu’il a, une nouvelle fois, raison de poser la question. J’ai aussi entendu les réserves, pas uniquement du ministre de la Défense mais également de scientifiques, sur l’utilité d’un Canadair en Belgique. De pompiers également. Lorsque les Français parlent de deux Canadair, on parle de montants qui peuvent atteindre environ 200 millions d’euros. Si c’est pour disposer d’un appareil que l’on ne peut pratiquement jamais utiliser, il faut évidemment se poser la question.
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